Visite de la brasserie de Brabant à Genappes

Un article de M. Vermeren

Lorsque l’on parle de Baisy-Thy, on pense tout de suite à la discothèque Le Paladium! Mais cette contrée possède aussi une nouvelle brasserie, la brasserie du Brabant.

Il s’agit d’une petite brasserie très artisanale, installée dans une ancienne étable. Ici, pas de matériel sophistiqué! Une cuve de brassage permettant la production de 650 litres par brassin, une cuve de filtration, quatre cuves de fermentation et enfin, une chaîne d’embouteillage et d’étiquettage. La chambre chaude, pour la refermentation en bouteilles, est constituée de quatre planches entourant un radiateur.

Le brasseur ne souhaite pas devenir esclave de sa brasserie car il désire que l’art brassicole demeure sa passion. C’est pourquoi la production est vendue uniquement sur place.

Les bières produites sont vendues en bouteilles de 75cl capsulées. Le brasseur vient de mettre au point une Gueuze de Nivelles, bière fermentée en partie avec des levures de fermentation haute puis exposée à l’air libre pour qu’elle soit ensemencée par des ferments naturels présents dans l’air, donnant ainsi une légère acidité à la bière.

La brasserie du Brabant produit également la Brabançonne blonde, bière au miel de 6,5%, la Brabançonne ambrée de 8,5%, la Sans Rute, bière épicée ambrée de 9%, brassée pour les gîtes et chambres d’hôtes d’un ami nommé André, et la Cuvée Nico de 8%, brassée pour la naissance du fils du brasseur.

Brasserie du Brabant
Rue Banterlez, 59
1470 GENAPPES

Tél: 067/79.18.79

Visite de la brasserie du Flo à Blehen-Hannut

Un article de M. Vermeren

Située dans le village de Blehen, non loin de Hannut, la confrérie Saint-Antoine défend ardemment sa bière, la Cuvée Saint-Antoine. Autrefois brassée par la brasserie du Bocq, puis par la brasserie Bios-Van Steenberghe, la confrérie à décidé de brasser sa propre bière sur place, avec le soutien de l’ancien brasseur de la brasserie d’Oleye.

La brasserie est très modeste et de petite taille, mais produit pas moins de 600 litres de bière par brassin.

Lorsque nous entrons dans la brasserie, nous arrivons directement dans la salle de dégustation. Après avoir franchi une deuxième porte avec une vitre opaque, nous nous trouvons devant la cuve d’empâtage. Un employé, membre de la confrérie, nous explique la fabrication de la Cuvée Saint–Antoine. A côté, nous voyons la cuve filtre de forme carrée.

Nous suivons notre guide pour ensuite aboutir dans la salle de fermentation, équipée de deux cuves cylindro-coniques, dont une provient de la brasserie d’Oleye.

Derrière cette pièce, des casiers sont stockés pour assurer la refermentation en bouteille en chambre chaude.

Entre la salle de brassage et de fermentation se trouve la pièce d’embouteillage. Une soutireuse trône contre un mur et les bouteilles de 75 cl sont capsulées et étiquetées à la main.

La Saint-Antoine est également disponible au fût. Quand la recette sera parfaite, des projets concernant d’autres bières pourront se développer, nous communique notre guide.

La Saint-Antoine est une bière de couleur brune à la mousse beige, compacte et onctueuse. Son goût est assez sucré, dû au sucre candi (selon moi, avec excès), nous explique un des membres de la confrérie. Elle est douce en bouche, présente peu d’amertume mais on ressent une très légère acidité due au malt torréfié.

L’accueil fut chaleureux de la part de tous les membres de la Confrérie Saint-Antoine.

Brasserie Artisanale du Flo
Rue du Château, 21
4280 BLEHEN

Portes Ouvertes à la brasserie d’Orval (2004)

Ce samedi 18 septembre 2004 était un jour idéal pour se promener dans les Ardennes. Cette région du Sud de la Belgique accueille en permanence de nombreux touristes. En cette journée ensoleillée, ceux-ci avaient l’opportunité de se rendre près de Florenville, près de la frontière française, plus précisément à l’abbaye Notre-dame d’Orval à l’occasion des portes ouvertes de la brasserie de la célèbre bière trappiste d’Orval.

La brasserie n’occupe qu’un bâtiment relativement petit par rapport à l’étendue et à la majesté de l’ensemble de l’abbaye. Pour assister à l’événement, une inscription était nécessaire. Vers 14h00, nous parvenons devant les portes de la brasserie. L’accueil est chaleureux et nous recevons chacun un bon pour une Orval gratuite, un décapsuleur Orval ainsi qu’un petit prospectus reprenant la liste des cafés de Belgique proposant l’Orval dans leur carte.

Le moment est venu de pénétrer à l’intérieur des bâtiments et de découvrir les lieux d’origine de notre chère bière trappiste. En premier lieu, une salle renfermant deux cuves de brassage et une de filtrage en cuivre s’offrent à nous. Un sympathique employé de la brasserie explique et fait humer aux visiteurs les ingrédients de fabrication, principalement le malt et houblon. Celui-ci provient d’Allemagne et Slovénie. Dans le passé, des tests ont été réalisés avec du houblon des Etats-Unis mais le maître-brasseur n’avait pas été très satisfait du résultat.

A travers les salles, un parcours fléché facilite la tâche des visiteurs en indiquant la direction à suivre et des panneaux rédigés en français et néerlandais expliquent le brassage et la fonction des appareils technologique présents.

Système pour le refroidissement de la bière, tanks de mise en garde, de refroidissement alignés dans d’étroits couloirs, cuves de fermentation, sacs de houblon ayant servi à l’infusion pour offrir de l’arôme à la bière, voici quelques éléments intéressants que nous avons l’occasion d’apprécier pendant cette visite.

Nous assistons également à l’embouteillage qui comprend le triage de vidanges, un contrôle pour détecter les bouteilles défectueuses, le soutirage, le capsulage, l’étiquetage et le rangement des bouteilles dans les casiers. Pour terminer, nous aboutissons dans un laboratoire équipé d’étonnantes cabines de dégustations où des scientifiques sont chargés de contrôler la qualité du produit obtenu.

Moment crucial de la journée: la dégustation! En effet, la visite s’achève en apothéose grâce à la consommation d’une Orval parfaitement servie, accompagnée d’une succulente portion de fromage d’Orval.

De surcroît, nous avons poursuivi notre journée en nous baladant au milieu des ruines de l’ancienne abbaye (distinct des portes ouvertes à la brasserie et donc payant) et en jetant une pièce de monnaie dans l’incontournable « Fontaine Mathilde », cœur de la légende d’Orval!

Cet événement était d’excellente facture, bien organisé, sympathique et accessible à tous les publics. De nombreux touristes, curieux et amateurs de bières ont pris la peine de faire le déplacement, parfois très long! Selon un organisateur, 700 personnes furent présentes le vendredi et 1200 étaient attendues pour le jour de notre venue. Nul doute que d’autres abbayes trappistes pourraient s’inspirer du concept! Ne s’agirait-il pas d’un magnifique cadeau pour tous les nombreux passionnés fidèles aux bières trappistes?

 


Vue de l’abbaye. La brasserie est dans le bâtiment sur la droite.

Cuves de brassage

Sacs de houblon ayant servi à l’infusion dans le moût pour donner de l’arôme

Montagnes de casiers d’Orval

Dégustation sympa au milieu des casiers

Embouteillage

Laboratoire

La Fontaine Mathilde

Salle de contrôle pour le refroidissement de la bière

Tanks de mise en garde

Cuves de fermentation

La truite d’Orval

Visite de la Brasserie d’Oc à Mèze (34 – FRANCE)

Un reportage de J.C. Mory

Chers amateurs de bières,

Ce 01 septembre 2004, en congé à proximité dans le Languedoc-Roussillon, j’ai eu l’occasion de visiter une nouvelle brasserie française.

Historique

Remi LUBERNE, jeune indépendant, était déjà dans le commerce auparavant. Il vendait et exportait de l’ail. Le défi de créer une brasserie lui est venu grâce à la demande croissante des Français pour nos produits, mais surtout face au peu d’offres que comporte ce marché dans ce domaine, ainsi qu’à son goût pour les bières belges. Aidé d’un ingénieur en fermentations dans les premiers mois, c’est depuis février 2004 qu’il brasse seul des bières de sa composition. Assisté d’un commercial à mi-temps pour les foires et les représentations, de sa femme et occasionnellement de son fils, Rémy assure déjà la commercialisation de 4 bières.

Matériel

Acheté d’occasion en Angleterre, belles cuves caractéristiques, avec cerclage en bois couleur acajou. Tiens, tiens! Cela me rappelle quelque chose : la visite en juillet, lors de l’inauguration de, la brasserie de Cazeau, qui a créé la « TOURNAY », dans ma région natale au sud de la Belgique. La ville de Tournai est affectionnée par les français du Nord, qui apprécient le choix de nos boissons et ….le prix!

Projet société- Propager le produit au travers des foires et manifestations diverses.
– Agrandir la structure.
– Fidéliser la grande distribution autrement que par « spots » ou animations ponctuelles.
– Aménager son hangar industriel, ou … déménager vers une zone plus adaptée qu’un zoning.

Projet produit

Frontigan est une région connue pour ses délicieux vins de cépage muscat qui constituent un apéritif fruité et sucré. Ainsi, pour la fin de l’année, Rémi tente de développer une bière au muscat ! Pour l’an prochain, autre défi : une bière brune qui sortira de ses brassins.

Attentif à toutes les nouveautés, j’avais découvert une étiquette inconnue jusqu’alors, dans un rayonnage du dernier étage des bières spéciales chez « Auchan » à Béziers.

Au détour d’un présentoir de brochures touristiques, nous avons découvert son prospectus « découvrez la brasserie d’Oc». Mon sang avide de mousse ne fit qu’un tour, nous étions en route pour cette invitation!

Bâtiment industriel, indiqué par panneaux depuis la route, timide enseigne, nous avons l’impression d’arriver dans une aire de stockage.

Nous croisons un commercial à l’entrée, vêtu d’un T-shirt qu’il n’a visiblement pas acheté dans le midi, avec un logo «Caracole». En fait, lui et son patron reviennent d’une semaine «découverte» en Belgique.

Rémy, le patron, s’excuse du désordre : travaux en cours pour l’aménagement des locaux. Qu’importe, il nous fait parcourir sa palette de produits. La visite se fait depuis le comptoir puisque ce hangar nous donne une vue sur toutes les étapes en un coup d’œil périphérique. L’un du fût, puis les autres depuis son frigo derrière le bar.

A un moment il se tait et augmente la radio : c’est une reportage sur sa brasserie, dans une chaîne régionale, qui passe tous les jours à le même heure. Il ne se lasse pas d’écouter fièrement son interview. Très sympa, adresse à retenir si vous êtes dans le coin.

Vous pourrez emporter un cadeau souvenir (colis ou cruches de 2 Litres) pour vos amis et famille : amener de France autre chose que du vin, ça change!

DEGUSTATIONS

VIA DOMITIA : Pils au fût
Ne m’a pas marquée particulièrement. Mais bon, vient d’un fût, la saison touristique terminée, sans doute moins de débit, le goût a pu évoluer.

PESCA : Blonde – 5°
Rafraichissante, mais comme toutes les pils françaises, assez peu de personnalité. Il faut dire que quand on s’habitue aux bières spéciales, les pils sortent de notre créneau gustatif. Je n’ai donc pas un avis objectif à émettre.

OCCITA : Bière ambrée – 5,5°
Bien ! Ca ne m’étonne pas qu’ils aient le T-shirt de la Brasserie de Dinant, cette bière tire un peu vers la Caracole. Caramélisée, goût plus prononcé qui traîne en bouche un moment.

PAVOA :Blanche – 5°
Là, c’est le coup de cœur, moi qui n’aime pas les blanches, elle serait digne de me faire changer d’avis. Explosive au palais, légèrement acide, elle me rappelle une bière corse, parfumée aux herbes.

Pour contacter la brasserie…

Brasserie d’Oc
RN 113 – Z.I.
34140 MEZE (France)

Tél : +33 (0) 4 67 24 85 15
Fax : +33 (0) 4 67 24 19 92
info@brasseriedoc.com
www.brasseriedoc.com