Les Aventuriers de la Gueuze Perdue

Article et photos de G. Salvaggio

 
Les 30 et 31 mai 2009, les Bierpallieters d’Opstal organisaient, dans la région de Buggenhout, un évènement au cours duquel de nombreux produits à base de lambic pouvaient être dégustés, parmi lesquels quelques raretés notables. Il n’en fallait pas moins pour réunir quelques francs amateurs de Bierebel. Il faut dire qu’avec une carte proposant 12 lambics, 13 lambics fruités (cerise, framboise et même cassis), 17 gueuzes, 15 krieks, 5 framboises, 2 faros, 19 assemblages spéciaux et, surtout, 7 raretés du temps jadis depuis lors disparues, le plaisir des retrouvailles gustatives ne pouvait que se voir comblé.Il suffisait de constater le nombre de clubs de dégustateurs présents sur place pour se rendre compte de l’importance d’une replongée dans le monde des productions du Moyen-âge.

Pour Thierry, Patrick, Marie et Jef, mais surtout pour Elena et Remi qui n’avaient pas hésité à effectuer le déplacement depuis la Suisse en compagnie d’Agapê, la mascotte du jour, l’affaire était claire : c’est sur les vieux crûs qu’il fallait jeter le dévolu.

C’est ainsi que deux gueuzes et un faro Eylenbosch 1988, de même qu’une Fond Gueuze Belle-Vue 1989 et un bel assortiments de lambics Hanssens constituèrent le complément d’un superbe moment de convivialité généreusement soutenu par quelques tartines, fromages et charcuteries locales.

Déguster un produit quasiment disparu des caves (et totalement de toute production) constitue toujours, pour tout dégustateur, un double moment d’émotion et de déception.

Car une fois le produit porté à la bouche, la sensation de vivre un moment unique se laisse, précisément, déjà dépasser par celui de la recherche d’un graal futur.

Si combler la sublime perception d’un produit vieux de 20 ans (et qui n’a rien perdu de sa superbe) par quelque chose de plus grand dans l’avenir demeure une belle gageure, force est de constater que certains brasseurs semblent également vouloir aller dans ce sens. C’est ainsi qu’il nous fût permis de déguster deux nouveautés assez intéressantes, tout droit issues de chez Hanssens : le lambic à la framboise et le lambic au cassis.

Une fois encore, entre le passé et le devenir, c’est de nouveau le plaisir de la rencontre présente qui s’est invité. Félicitations, messieurs les organisateurs, et encore merci de nous avoir permis ce moment inoubliable !

Quelques bons souvenirs…

(Merci à Thierry pour sa contribution aux photos)

 

 

 

 

Journée Brasseries Portes Ouvertes 2008: brasserie De Landtsheer à Buggenhout

Article et photos de M. Vermeren

Après Het Anker, direction la brasserie De Lansdsheer à Buggenhout. Passés le porche de la brasserie nous recevons un plan à suivre contenant des bons pour 3 dégustations.

Nous suivons donc les flèches, entrons par une petite porte et arrivons directement dans la salle de brassage. Les cuves sont modernes et en inox, elles trônent devant une grande verrière donnant sur la rue. La brasserie est constituée d’une cuve de brassage qui sert également de cuve d’ébullition et d’une cuve filtre.

Sur la droite de la salle de brassage se dressent six cuves de fermentation de 6.800 litres, trois servant à la fermentation principale et trois autres à la garde.

Un attroupement se produit autour d’une table devant la mini chaîne d’embouteillage. Là, deux demoiselles (beaucoup de jolies donzelles travaillaient dans la brasserie ce jour-là!) offrent en échange d’un premier bon une dégustation de la Malheur Brut provenant d’une cuve de garde. Le moût contient encore beaucoup de levures et une forte amertume pas encore atténuée.

Nous observons l’étiquetage de bouteilles de Malheur Brut, toujours actionné par une jolie demoiselle, puis nous sortons de la salle de brassage et passons devant l’ancienne brasserie De Landsheer pour arriver dans une petite cour où un maréchal -ferrant réalise une démonstration de ferrage d’un cheval.

Nous poursuivons notre chemin vers le dépôt de la brasserie où se trouve le bar, en échange du deuxième bon, nous recevons une Malheur 6°.

Petit passage par le magasin où il est possible d’acheter en exclusivité la Malheur 8° destinée uniquement pour l’exportation et nous terminons au deuxième bar par une Malheur Brut blonde. Avant de repartir, nous faisons un petit saut vers la brasserie Bosteels malheureusement fermée.

Coordonnées

Brasserie De Landtsheer
Mandekensstraat 179
9255 Buggenhout

Site Web: http://www.malheur.be