Arch’en Bières: 10e édition!

C’est désormais une tradition. A la fin du mois d’août, Grez-Doiceau entre en effervescence grâce à Arch’en Bières, le « festival des bières de dégustation du Brabant wallon ». Michel Jacquemain et son comité d’organisation clôturent la dixième édition de ce festival sur une note qu’ils jugent – à juste titre – positive. Au fil des années, l’événement a en effet gagné en reconnaissance et en qualité, preuve en est la visite de festivaliers néerlandophones et anglophones en quête de dégustations et de convivialité.

DSC_3535« A l’origine, le but était d’organiser un événement style « Grand Café » où les gens du coin pourraient venir déguster une bière entre amis. », nous confie Michel Jacquemain.  » Finalement, l’idée de créer un festival a germé dans nos esprits. Au début, nous avions impliqué des jeunes de la région en leur demandant de nous donner un coup de main. Certaines fins de soirée d’Arch’en Bières furent mémorables… » Progressivement, le festival parvient à attirer du public, et certains visiteurs prennent l’habitude de se fixer rendez-vous annuellement autour de bonnes bières.

DSC_3531Par rapport à son fonctionnement, Arch’en Bières constitue un festival hybride dans la mesure où il accueille des brasseurs possédant leur propre matériel (Brasserie de la Lienne), des brasseurs exploitant des installations extérieures (Brasserie du Renard) et des revendeurs de marques (Vlawa, Ging’s, Hic,…). Des bars gérés par le festival, des ateliers de dégustation et un espace Very Important Beers permettent également de déguster des bières belges telles que la néo-louvaniste Saison de Louvain (Brasse-Temps), les brugeoises Fort Lapin, la Cuvée Saint-Georges (délicieuse brune houblonnée produite par la brasserie de Jandrain-Jandrenouille pour le festival), la Westvleteren, etc.

DSC_3523En raison de la situation géographique du festival, la (Jeune) Province du Brabant wallon est bien représentée et peut compter sur la présence d’hôtes tels que la Brasserie du Renard (sympathique projet implanté à Nethen, avec des bières produites par Stéphane Vlaminck dans les installations de la brasserie de la Lesse), NovaBirra (Braine-l’Alleud est le fief où Manu Corazzini enseigne ses cours aux brasseurs amateurs), la Forge (bière tubizienne produite chez Anders! à Tongres) ainsi que Deliciously Different (promoteurs de bières britanniques originaires de Nethen).

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DSC_3556Selon les dires des habitués, l’événement est également reconnu pour son ambiance conviviale, garantie par diverses animations comme des concerts et le traditionnel blind-test qui permet de faire remporter des bières belges aux meilleurs mélomanes. Le tout animé par l’inévitable « Diable d’Archennes », qui s’est imposé comme coqueluche de l’événement au fil des années.

DSC_3549Un autre atout du festival réside dans son emplacement. Depuis sa création, Arch’en Bières se déroule à la Maison Coulemont, en bordure d’un vaste parc qui confère à l’événement un cadre verdoyant et de quiétude.  » Cette année, nous avons changé la configuration du festival: nous avons quasiment tout installé à l’extérieur. Coup gagnant avec la météo qui nous est assez favorable », souligne M. Jacquemain. Rien de tel en effet que de déambuler dans le parc ensoleillé, un verre de Lienne Brune à la main.

DSC_3544DSC_3542DSC_3546Forts de leurs 1300 visiteurs et des 2250 litres de bières écoulés tout au long du week-end, les organisateurs d’Arch’en Bières vous fixent rendez-vous pour la 11ème édition et les 10 ans du festival en août 2015! En attendant, voici quelques photos qui vous mettront en appétit.

Namur, Capitale de la Bière

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Outre le fait d’abriter le Parlement wallon et de constituer la capitale de la Wallonie, Namur s’est auto-proclamée « Capitale de la Bière » pendant trois journées ensoleillées du mois de juillet. En cause, le déroulement de « Namur, Capitale de la Bière », … Lire la suite

Au détour d’un festival: découvertes brassicoles en Ardennes françaises

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Ce 1er mai 2013 avait lieux la première édition de l’Arden Brew Fest à Haybes (Ardennes), non loin de Givet. Au-delà de son carde idyllique en bord de Meuse, le festival, dont l’édition 2014 est déjà prévue, mettait à l’honneur … Lire la suite

Quand marathon rime avec houblon…

BRUXELLES, 21 juillet 2010

La soirée du 20 juillet, veille de notre fête nationale, des énergumènes tout de rose vêtus envahissent les rues de Bruxelles… La raison de cette agitation est l’IBBM, l’Iron Brussels Beer Marathon, qui se déroule pour la cinquième année consécutive.
Mais qu’est-ce donc cet IBBM, que nous désignons souvent comme “Marathon de la Bière”? Sponsorisé par la brasserie Lefèbvre de Quenast, l’IBBM est un événement brassicoleculturel et festif. Sacré programme!
Dans ce reportage, vous découvrirez les aventures brassicoles de notre équipe n°167 qui a participé à ce marathon pas comme les autres. En espérant que ce compte-rendu et ces photos vous donneront l’envie de participer à la prochaine édition.

 

20 juillet, 18h00, Place d’Espagne, à deux pas de la Gare Centrale de Bruxelles.

Pour cette édition 2010, l’IBBM a enregistré 546 participations, autrement dit 273 équipes de deux marathoniens. Les modalités d’inscription sont simples: être âgé d’au moins 18 ans, encoder ses données sur le site Internet de l’événement, verser 30 euros, et venir à Bruxelles le 20 juillet. En vue de garantir un bon déroulement, les organisateurs ont fixé un plafond pour le nombre d’inscriptions. Conseil: ne perdez pas de temps pour vous inscrire!
A 18h00, tous les marathoniens ont rendez-vous au pied des statues de Don Quichotte et Sancho Panza. Chaque équipe reçoit son pack IBBM contenant tout le matériel nécessaire, notamment un road-book, un quiz, divers gadgets, etc. Un élément nous saute aux yeux: les rouages de l’organisation sont parfaitement huilés.
A 18h30, Xavier PIERRET, l’un des organisateurs, prend la parole au mégaphone: il prononce un mot convivial de bienvenue, émet les consignes et les objectifs. Le but du marathon est de parcourir un circuit de dix cafés dans le centre-ville. A chaque étape, les marathoniens dégustent une bière. A titre d’information, le montant de participation à l’IBBM comprend les dix dégustations, une frite (!), les t-shirts, le pack, et l’accès gratuit à une after-party. Outre les visites de cafés et les dégustations, l’IBBM comprend également un quiz et des épreuves ludiques.
A 18h45, après une éclatante photo de groupe, le signal départ est lancé! Une masse rose s’empart de la ville. Prêt à nous emboîter le pas? Suivez-nous!

 


Les Marathoniens sur la ligne de départ.
 

The Backpacker Bar (Rue du Saint-Esprit, 2)

Cette première visite constitue une belle découverte. Située à un jet de pierres de la gare de Bruxelles-Chapelle, nous pénétrons dans une auberge de jeunesse. Au sous-sol, nous découvrons un bar orné de différentes plaques métalliques publicitaires. Une piste de danse jouxte le bar, du bon rock sort des amplis, un karaoke est branché, l’endroit est idéal pour déguster et faire la fête. Au bar, la serveuse nous offre une Hopus, dernière belle réussite de la brasserie Lefèbvre. Entre marathoniens, on fait déjà connaissance, on cogne les verres… et l’on sent que c’est bien parti!

 


Première halte: une Hopus au Backpacker Bar.
 

Au Brasseur (Rue des Chapeliers, 9)

Nous quittons la confidentialité du Backpacker Bar et nous nous dirigeons vers le centre-ville, haut lieu du tourisme international. Au pied de cette rue plus communément appelée Rue des Pitas, nous pénétrons Au Brasseur. L’angle du café donne sur la Grand Place et la décoration a un certain cachet authentique. Pour cette deuxième dégustation, place à une Barbar, bière au miel et produit phare de la brasserie Lefèbvre. Nous rencontrons d’autres marathoniens.
“Combien d’étoiles avez-vous déjà trouvées”?
“Tiens, the Backpaker Bar, c’est où?”
“Eh Tommy, content de te voir ici!”.
Tout au long de la soirée, l’ambiance demeure conviviale, et l’entraide omniprésente.
Anecdote: à 100 mètres du café, une équipe parvient à se faire photographier en compagnie d’un certain M.D., un homme politique liégeois en vogue et très atypique dans son genre… Un futur marathonien?
La Barbar est achevée, place au troisième établissement!

 


A quelques pas de la Grand Place, près des odeurs de pitas, une Barbar s’offre à nous.
 

Delirium Café (Impasse de la Fidélité, 4A)

Nous traversons la Grand Place, et nous nous engouffrons dans le dédale de la Rue des Bouchers, célèbre pour ses nombreux restaurants où s’attablent les touristes du monde entier. Gauche, droite, nous sommes au célèbre Delirium Cafe, à côté de Jeanneke Pis, moins connue que son alter ego masculin, mais qui hante bel et bien l’Impasse de la Fidélité. Pour rappel, le Delirium Cafe est cet établissement qui propose plus de 2000 bières. En 2004, le café est entré dans le livre Guinness Book des Records grâce à cette performance. Nous n’échappons pas à une Delirium Tremens, bière de la brasserie Huyghe de Melle.
“Tiens, vous avez trouvé la réponse de la question 8?”
“Vous pouvez nous prendre en photo devant le Delirium?”.
L’invasion et la coopération roses se poursuivent…

 


Fatalement, au Delirium Cafe, nous n’échappons pas à une Delirium Tremens.
 

Estaminet Théâtre royal de Toone (Impasse Sainte Pétronille/Rue du Marché aux Herbes, 66)

Lors du prochain arrêt, nous pénétrons dans l’un des temples du folklore bruxellois: le théâtre de Toone. Situés dans une petite ruelle proche de la Grand Place, les lieux hébergent un célèbre théâtre de marionnettes, un musée, mais aussi un estaminet. Sur d’anciennes tables en bois, nous dégustons une Kwak de la brasserie Bosteels, mais sans son célèbre étrier.
“Tiens, tu ne serais pas la copine de Quentin?”
Le monde est petit, mais les gens qui aiment s’amuser finissent toujours par se retrouver. Le hasard fait que nous rencontrons deux amis, Benoit et Vincent, avec qui nous partageons une bière.
Nous sortons de la chaleur de l’estaminet, pour rejoindre le nord…

 


L’estaminet du Théâtre Royal de Toone.
 

Le Cambridge (Rue de Malines, 37)

Non, pas le Nord cher à Dany Boon, mais bien le nord de Bruxelles-Ville. Notre road-book nous indique un café à quelques pas du World Trade Center de Bruxelles. Nous traversons les boulevards Anspach et Adolphe Max, nous nous éloignons du centre-ville est les t-shirts roses ont tendance à disparaître. Avant les gratte-ciels, une rue se présente à main droite. Nous voici rassurés: une bonne cinquantaine de marathoniens festoient joyeusement devant le Cambridge. Ca chante, ça rit, ça boit. Une Blanche de Bruxelles nous est servie au bar, nous nous asseyons et décidons de prendre un peu temps pour répondre à notre questionnaire.
“Les gars, je suis un echt (vrai) d’ici, je peux vous aider?”
Ces paroles émanent de Luc, sympathique quadragénaire qui a de la zwanze à revendre. Luc contribuera à bon nombre de nos réponses, et s’il nous lit, merci à lui pour notre seconde Blanche de Bruxelles.

 


Santé, Luc.
 

Friterie Tabora (Rue de Tabora, 2)

Frites et bières. Très cliché, mais tellement bon et vrai. La marche et les dégustations commencent à nous provoquer un petit creux dans le bas du ventre. Heureusement, les organisateurs de l’IBBM ont tout planifié, et nous rechargeons nos batteries à la Friterie Tabora, établissement que nous vous recommandons. Entre deux frites, un marathonien me confie:
“J’habite depuis deux ans à Bruxelles, et c’est aujourd’hui que je découvre ma ville!”

Le Coq (Rue August Orst, 14)

Nous prenons la direction de la Bourse, vers le quartier très animé de Saint-Gery. Une petite halte au Coq, où nous dégustons une Saint-Feuillien de la brasserie Friart. Notre montre indique 23h00, et l’heure tourne! Selon les consignes, nous devons atteindre le point d’arrivée pour 1h30 au plus tard.
Pendant le trajet, nous en profitons pour gagner des points grâce aux épreuves… Dans la rue, les passants paraissent curieux de cette masse de t-shirts roses. Beaucoup d’entre-eux jouent le jeu, se font photographier avec le masque de l’IBBM et nous aident à répondre aux questions. Encore un bel exemple de convivialité.

 


Sur le Boulevard Anspach, les passants jouent le jeu.
 

Moeder Lambic Fontainas (Place Fontainas, 8-10)

Nous empruntons le boulevard Anspach vers le sud, et arrivons au Moeder Lambic Fontainas, établissement ouvert depuis octobre 2009, à ne pas confondre avec un autre Moeder Lambic, situé sur la commune bruxelloise de Saint-Gilles. On assiste à un attroupement devant le café. Est-ce dû à la présence de l’excellente IV Saison de la brasserie Jandrain-Jandrenouille? Au bar, je rencontre Andy, sympathique barman bien connu dans le milieu des cafés brassicoles de Bruxelles.
“Bonne dégustation, et on se retrouve début septembre pour le Week-End de la Bière sur la Grand’Place “.
Promis!

 


Moeder Lambic Fontainas, ouvert depuis octobre 2009.
 

Poechenellekelder (Rue du Chêne, 5)

La prochaine étape nous conduit tout droit vers l’un des monuments les plus illustres de Bruxelles: le “fameux” Manneken Pis. Nous délaissons l’urineur le plus célèbre du monde pour mieux le retrouver en face… dans un verre de bière. Nous sommes au Poechenellekelder, et nous dégustons une Manneken Pils, nouvelle bière de basse fermentation de la brasserie Lefèbvre. A ce stade avancé du marathon, nous éprouvons du plaisir à boire une bière plus légère et rafraîchissante entre toutes les spéciales.

 


Le magnifique intérieur du Poechenellekelder.
 

Café Bebo (Place Rouppe/Avenue de Stalingrad, 2)

Cap vers le sud de la ville pour découvrir le café Bebo, “je bois” en espagnol. L’établissement jouxte le renommé et étoilé restaurant Comme Chez Soi. Entre deux discussions, nous découvrons que le café Bebo est tenu par la fille de l’ancien célèbre chef du restaurant, Pierre Wynants. Le barman nous sert une Floreffe, bière d’abbaye de la brasserie Lefèbvre. Ultime étape, il est 00h30, le temps commence à presser!

 


Au tour de la Floreffe de passer dans notre gosier.
 

Le Marseillais du Jeu de Balle (Rue Blaes, 163)

Nous débarquons dans le quartier des Marolles, à la Place du Jeu de Balle, célèbre pour ses marchés aux puces quotidiens. Une importante foule s’est déplacée jusqu’ici, et pour cause, depuis 2003, la ville de Bruxelles organise son Bal Populaire. Plus tôt dans la soirée, 15.000 personnes ont assisté au concert du Grand Jojo (on aurait bien dansé sur Chef, un petit verre, on a soif) et lorsque nous arrivons après minuit, Kate Ryan interprète l’une de ses enièmes reprises. L’endroit est bondé, et au Marseillais, certains personnages sont tellement « sympathiques » que la Rodenbach n’aura pas la saveur escomptée. Soit…

 


Le Marseillais du Jeu de Balle.
 

Fuse (Rue Blaes, 208)

Après avoir sillonné Bruxelles du sud au nord, du nord au sud, nous atteignons courageusement l’arrivée. Le rendez-vous est fixé au Fuse, célèbre boîte de nuit du centre-ville. Une bénévole récupère notre questionnaire, une équipe s’occupe de décharger les cartes mémoire des appareils photos: encore un exemple d’organisation.
Pendant la soirée, nous retrouvons des marathoniens rencontrés en cours de route, et des potes venus pour l’occasion: une soirée mémorable s’annonce!
Nous quittons la soirée très tard. Tant pis, nous ratons les croissants prévus pour les irréductibles restés jusqu’aux petites heures.

 


Une after-party au goût houblonné.
 

Pour la petite histoire, notre équipe n°167 terminera à la 119ème place du classement général du Marathon. Peu importe la performance, notre premier IBBM a constitué un événement haut en couleurs, qui résume à lui seul les valeurs véhiculées par la bière.

Merci aux organisateurs, aux bénévoles, aux cafetiers, aux marathoniens, à toutes les personnes rencontrées,… et à l’année prochaine!

 

Visitez le site officiel de l’IBBM
http://www.ibbm.be

5ème Rencontre des Brasseries du Luxembourg Belge à Hotton

Article et photos de G. Salvaggio et M. Vermeren

Regard d’un brasseur (Mickey)

Ce 15 juillet 2007 a eu lieu à Hotton la Rencontre des Brasseries du Luxembourg Belge (et de leurs invités!). Le soleil était de la partie pour cette 5ème édition. Cette année, certains brasseurs étaient absents pour diverses raisons telles que les vacances ou encore, mariage. Ils se reconnaitront!

Deux brasseries étrangères étaient présentes sur le site du kiosque: la brasserie Feller provenant de Mont-Saint-Martin en Lorraine française, et la Tigertops Brewery de Wakefield en Angleterre, cette dernière ayant déjà figuré au programme de certaines éditions de Brassigaume, équipée de sa pompe manuelle.

Dès le matin, les organisateurs Danny LAVAL et Dany PRIGNON nous ont accueillis, les brasseurs, avec des pains au chocolat, des croissants et du café. La fanfare locale a ensuite ouvert les festivités, suivie par un groupe rock dans le courant de l’après midi.

Comme chaque année, les visiteurs devaient acheter un petit verre de dégustation et des jetons, ce qui leur permettait de tester les différentes bières proposées. Bon nombre de festivaliers étrangers sont venus cette année, des Néerlandais en masse comme chaque année, mais aussi des Anglais et Brésiliens.

Le tout s’est déroulé dans une ambiance conviviale et bon enfant, les traductions néerlandophones étant assurées par notre ami Fons MINNE de l’ASBL Zythos. Encore une superbe fête de la bière très bien organisée… A l’année prochaine!

Petite note personnelle: un tout grand merci à Jef et Marie ainsi qu’au Chevalier du Houblon (aka Francis), pour l’aide précieuse qu’ils nous ont donnée, ce qui nous a permis de faire le tour des autres brasseries!

Regard d’un amateur/dégustateur (Jef)

«Hotton, lieu de convivialité régionale, nationale et internationale». Si je devais choisir un titre d’article de journal, ce serait bien celui-là. Une fois franchi le pont de pierre (nanti d’un joli kiosque à musique) donnant accès à l’accueillante prairie entourée de bras de rivières, on se croirait au Pays des Merveilles : du soleil, du sourire, de la nouveauté brassicole, de l’humour, des saucissions secs à profusion, de véritables hamburgers (si, si, Monsieur : de la vraie viande bœuf) sur fond de concerts musicaux et même des jeux en bois traditionnels pour les enfants, le tout sur d’audacieux commentaires pédagogiques mêlant le français et le néerlandais, peut-on rêver meilleur accueil ?

Et côté bières, alors ? Et bien, sincèrement, de savoir que l’événement se situait dans la Province du Luxembourg, j’avais quelque appréhension à devoir revivre une expérience précédente au travers de laquelle la plupart des bières proposées se rapprochaient, d’une façon ou de l’autre, du goût de l’Orval. Et bien que l’Orval était dégustable, quelques belles surprises s’annoncèrent : une surprenante Bio Fruits chez Dupont (jus de pommes et baies sauvages, paraît-il), une étonnante Blanche Canaille (blanche aromatisée à la cannelle) chez Hombourg, une bien astringente India Pale Ale chez Tiger Hops rappelant un thé tiède parfumé aux essences de houblon et, peut-être le clou de l’affaire, la Cuvée Saint-Antoine de la Brasserie Artisanale du Flo, représentant Saint-Antoine (accompagné d’un cochon, symbole des tentations) décliné sous 7 variantes, correspondant chacune à l’un des 7 péchés capitaux.

Et puis, bien sûr, côté humain : découvertes, rencontres et retrouvailles… Mais là, les photos parlent mieux que les mots…