Les Ardennes forgent de la bière…

Article de C. Bauwaerts

Nous allons vous parler de deux brasseries, une très petite, et l’autre encore plus petite, qui ont toutes les deux un rapport avec la forge, et sont situées dans les Ardennes : la brasserie Inter-Pol, active depuis à peine un an et nichée dans «la vieille maison du forgeron», âgée de 300 ans, est la plus petite des deux, est située dans la vallée d’Achouffe, à Mont, dans le coeur des Ardennes Luxembourgeoises ; la brasserie Smisje existe depuis 1995 et est située dans les Ardennes Flamandes, plus précisement à Mater, tout près de Oudenaarde.

Deux heureux «forgerons de la bière».
A gauche, Johan Brandt, en visite chez son collègue Pol Ghekiere.

Brasserie Inter-Pol

Mont, un authentique petit village ardennais, coupé en deux par la route qui mène à Achouffe ! Donc éloigné d’un jet de pierre de la célèbre brasserie avec le nain qui a été indirectement à la base que Pol Ghekiere a pris le fourquet en main. Il a usé sérieusement de son fourquet dans sa minuscule mais très valable installation brassicole semi-automatique.

Pol et Tine géraient auparavant un café-restaurant à Dadizele, à côté de Menen. Il y avait de la place pour 110 clients affamés. En 1999, après 18 ans de dur travail, ils se sentaient un peu usés, et ils ont voulu remplir leurs poumons du bon air ardennais.

Via une annonce de vente, ils sont arrivés à Mont par hasard, où la «maison du forgeron», vieille de 300 ans, était en vente. Ils en étaient les heureux propriétaires quelques jours plus tard.

Après six mois de dur labeur, le Bed & Breakfast typique était près, afin d’offrir une sympathique alternative de séjour au nombre grandissant de touristes Chouffe. On ne parlait pas encore de bière. C’est arrivé cinq ans après.

La «Brasserie D’Achouffe» était à la recherche de guides néerlandophones afin de pouvoir accueillir beaucoup plus de touristes. Une belle opportunité qui s’offrait à Pol, et il n’a pas hésité une seconde à commencer une carrière incomparable en tant que guide de la brasserie.

Pol, qui avait une offre de 140 bières sur la carte de son précédent café, trouvait ça en effet vraiment à son goût. Il s’est vite avéré que dans certains groupes, il y avait toujours l’un ou l’autre «connaiseur» qui lui posait des questions pour lesquelles la réponse restait assez évasive. Il a dès lors approfondi sa connaissance du mystère du brassage dans la cuisine de Tine, surtout dans ses casseroles.

Pol était de plus en plus passioné par la bière, et a retapé la moitié de la vieille forge en un chaleureux petit café. Le petit café a été baptisé «Au Grand Café», suivant la voie du surréalisme belge.

 

Après cela, dans l’autre moitié de la vieille forge, Pol a commencé son incroyable projet, et a emménagé un superbe local dans lequel sa salle de brassage extrêmement moderne de 70 litres a trouvé place.

Pol a continué à brasser, et a soumis régulièrement ses bières aux papilles gustatives des brasseurs d’Achouffe & de Duvel-Moortgat. Pol a bien tenu compte des critiques constructives de ses collègues, et les bières pouvaient être goûtées par les clients du Bed & Breakfast.

Pol a décidé récemment de tout officialiser, et a pu trouvé un accord en ce sens avec les accises. Il peut maintenant sortir de l’ombre avec sa brasserie, qu’il a nommée avec un pointe d’humour Inter-Pol.

Pol nous dit ceci sur l’avenir de sa brasserie : «Je vais seulement brasser pour mon plaisir et par passion. Je n’ai pas du tout envie de grandir. Les brassins de 0,7hl que je produis actuellement sont largement suffisants pour moi».

   
Un hobby qui lui permet de fournir sa brasserie Bed & Breakfast (B.B&B) avec deux bières originales :

La Witte Pol, destinée aux aux amateurs de bière blanche. Pol peut en être fier. Récemment, à l’occasion de ses 85 ans, Pierre Celis a déclaré que la Witte Pol était la meilleure blanche qu’il ait pu goûter ces dernières années. Elle lui rappelait la «Oud Hoegaerds» qu’il brasait à l’époque chez lui, dans la Vroentestraat. Ca en dit long !

La Zwarte Pol, une sorte de stout crèmeux dans lequel entrent, entre autres, du lactose et de la poudre de cacao. Délicieux non seulement en hiver, mais également pendant les soirs d’été. La source d’inspiration pour cette Bière a été la «Chocolate Indulgence» de la brasserie Ommegang, à Cooperstown.

Lorsque la production de Pol n’arrive pas à suivre, il peut toujours retomber sur la superbe gamme de produits des bières d’Achouffe, de Liefmans et de Duvel-Moortgat.

Pol s’amuse donc beaucoup dans sa petite brasserie moderne.

Si vous voulez déguster la Bière en tant que client du café, «Au Grand Café» ouvre les mardi et mercredi soir à partir de 17h.

 

Venez fêter avec nous :

«La Vieille Forge a 300 ans !»

 

Les samedi 18 et dimanche 19 septembre de cette année, seront fêtés les 300 ans d’existence
de «La Vieille Forge».

Pol brasse 4 fois par mois, dans l’espoir qu’il aura suffisamment de bière disponible pour l’événement.

En plus des bières produites sur place, vous pourrez écouter de la musique également produite sur place.

Situation : à Mont, dans la vallée d’Achouffe, donc pas trop loin de la célèbre brasserie au nain.

Info : B.B.&B La Vieille Forge (+32 476 369 639).

 

21 mars 2010, Pierre Celis fête son 85ème
anniversaire avec un verre de «Witte Pol».
Un record au «Grand Café»…
Cinq brasseurs au m² !
De nouvelles bières…  Inter-Pol & Au Grand Café Le gourou de la Bière de Mont.

Brasserie Smisje

(GSM : + 32 475 364 489)

Johan Brandt et sa femme Christine sont brasseurs depuis 1995.

Johan est le premier imprimeur-brasseur de Belgique et il a appelé sa première brasserie «’t Smisje» parce que, tout comme Inter-Pol, elle a été montée dans une ancienne maison de forgeron. La première brasserie était située à Assebroek, une entité de Bruges. La première salle de brassage de 120 litres a été montée sur un espace de 12m².

Johan Brandt décida, à tort, qu’une si petite installation de brassage était très intéressante pour faire des expériences… Et des expériences, il en a faites, pour le bonheur de tous les amateurs de bières à la recherche de nouveautés. Cette approche a fonctionné au début, ce qui a permis d’augmenter la hauteur des cuves de brassage. Les brassins atteignaient dès lors la capacité de 320 litres.

En 13 ans, Johan a réussi la «performance» de mettre 19 bières différentes sur le marché. Il s’est alors rendu compte qu’aucun magasin ou vendeur de bières n’avait d’intérêt à prendre 19 bières différentes dans son assortiment. Johan n’avait pas le budget pour promouvoir toutes les bières, et même si il l’avait, il ne savait pas quelle bière il aurait dû promouvoir, car aucune ne sortait du lot.

Avec autant de bières différentes et la lente vitesse de rotation de celles-ci, il n’avait pas de points de comparaison pour comparer un brassin de la même bière à un autre. En effet, la même bière n’était brassée qu’au plus une fois tous les 6 mois. Comment mettre au point une recette quand il n’y a que de la vieille bière disponible pour comparer avec la bière qui vient d’être brassée ?

Le tournant pour Johan se situa en 2008. Il entra en contact avec un brasseur qui commençait à s’intéresser à lui. Il lui dit gentillement, mais avec insistance, que le goût des bières originales qu’il brassait ne correspondait pas au marché, et que ses bières, vu le long temps de rotation, goûtaient trop souvent le vieux.

Le nombre de bières fut rapidement ramené de 19 à 9. Une dernière arrivée fit néanmoins encore son apparition : la «Kuvee Elektrik 979W». Avec 10 Bières, Johan avait toujours un assortiment trop large.

Une partie de la «Kuvee Elektrik 979W» sera livrée par Johan au club de modélisme «Les Libellules» de Hotton, la base du «Flying Chouffe». Le brassin de dégustation de cette Bière a été réalisé chez Inter-Pol, pour après être rebrassée par Johan dans sa brasserie à Assebroek.

Johan, grâce aux critiques de ses contacts, a vite amélioré ses techniques de brassages et son sens commercial. Le peu de temps libre qu’il lui restait, Johan l’occupait depuis des années à transformer une ancienne production de limonade en brasserie, dans la Driesleutelstraat à Mater. Johan a la chance de disposer là d’une source d’eau à la qualité reconnue : la source St-Amelberga.

Vu la taille de la brasserie, 2 X 22hl, Johan a été contraint d’encore diminuer le nombre de bières produites. Il a alors pris une décision radicale : il allait se limiter à une seule et unique Bière… La Smiske.

La Smiske est une bière amère qui titre 7% d’alcool, houblonnée uniquement à l’aide de houblon de Vlamertinge. Le goût amer fusionne de façon optimale avec la levure fruitée de la Smisje. La bouteille n’a pas d’étiquette. Les motifs sont gravés sur la bouteille, et mentionnent le slogan «Nature-Ale», en rapport avec la situation de la brasserie.

Maintenant que Johan Brandt n’a plus qu’à se concentrer dorénavant sur une seule Bière, la chance est réelle que cet unique produit fasse mieux que les 19 précédents réunis. Brasser une seule bière, la contrôler et la goûter régulièrement, est beaucoup plus facile qu’un gros assortiment.

Quelque part dans les Ardennes Flamandes Smiske Nature-Ale.

Johan a appris une chose : des buveurs qui ne payent pas leurs bières sont toujours de très mauvais critiques qui trouvent toujours tout bon et induisent le petit brasseur solitaire à prendre de mauvaises décisions.

 

Note des éditeurs

Le texte ci-dessus a été publié ce jour par Bierpassie Magazine, qui avait souhaité en obtenir la primeur éditoriale en vue de publication à titre grâcieux.
Sur proposition de son auteur, qui nous avait intialement adressé son texte pour simple information, nous avons donc volontiers souscris à cette demande.

Le 26 juin 2010.

Un combiné nordique à la belge

Article de G. Salvaggio

Saint-Vith, 14/02/2010. A l’heure où les Jeux Olympiques d’hiver de Vancouver battent leur plein, la Belgique n’a, cette année, rien à envier aux sportifs de haut niveau pour ce qui concerne les chutes de neige et la pratique, dans les Cantons de l’Est, du ski de fond.

Quand la météo le permet, les Belges et autres frontaliers, Hollandais et Allemands, aiment à se donner traditionnellement rendez-vous au Signal de Botrange, point culminant de la Belgique, sans doute pour la longueur des files de voitures que l’on y trouve plus que pour la qualité de la neige. Cherchant un lieu où aller promener la famille (et accessoirement le chien), je vis immédiatement mon attention attirée par un lieu que je connaissais pas encore : le Biermuseum de Rodt, au lieu-dit du Tomberg, non loin de la très germanophone cité de Sankt-Vith.

Ainsi donc, comme je me l’étais promis (et j’entendais bien tenir ma promesse), j’entamai donc, en joyeuse compagnie, 5 km de pénible marche dans une rase campagne au blanc manteau rejoignant l’horizon le plus lointain que l’œil humain pouvait scruter. Il paraît, de mémoire de locaux, que ce spectacle n’avait plus été perçu depuis belle lurette. Et au fond, dans ce paysage, rien n’aurait dû me prédisposer à me détourner de ce but premier.

Encore qu’à bien y penser, à peine arrivé en ce lieu, dit du «Tomberg», j’avais déjà failli me prendre de travers le virage du rond-point y menant, lequel rond-point, nanti en son centre d’une futaille de bois, aurait dû m’avertir que quand on est un assidu de Bierebel, le destin ne peut jamais se démentir.

Je marchais donc dans la neige depuis plus d’une heure, disais-je, accompagné de la famille, du chien et de quelques sandwiches (Bon appétit, nous cria un skieur hollandais au passage), qu’une rencontre allait changer le cours de l’après-midi. Un skieur de fond flamand, apparemment perdu, de s’adresser à nous.

 

— Pourriez-vous m’indiquer le Biermuseum, s’il vous plaît ? Ca fait un bon bout temps que je skie. Je suis fatigué et je voudrais bien aller boire un coup…

— Oh, c’est facile, lui rétorquai-je, un kilomètre de montée, à droite au carrefour et encore un bon kilomètre et demi…

Là-dessus, qu’advint-il de la suite de la marche ? Je n’en sais rien puisque d’un commun accord, nous décidâmes d’écourter promptement notre itinéraire initial pour, nous aussi, nous rendre dans ce lieu qui semblait avoir tant d’importance dans le coin. Il faut dire qu’à part des sapins et des cabanes de chasseur, point de salut entre vent et chutes de neige. Nul doute qu’une bonne soupe chaude ne serait de toute façon pas passée par là.

Et voilà comment je me retrouvai au Biermuseum de Rodt, petit village de Sankt-Vith, me demandant si ce skieur n’avait pas une idée quelque peu originale du combineénordique. Ski de fond et descente de bière, pourquoi pas ?

L’endroit, faut-il le dire, a quelque chose qui rappelle l’Allemagne. D’abord, on y parle essentiellement l’allemand et la carte, bien qu’elle propose une belle gamme de bières, oscille entre les nécessités locales (Bellevaux blonde, brune et black), les préférences clairement germaniques d’une certaine clientèle frontalière (Krombacher, Köning Ludwig) et, tant qu’on y est, la délicieuse luxembourgeoise Diekirch Grand Cru, sans oublier la traditionnelle Flambiertes Bier (Bière flambée si vous préférez). Pierre angulaire du lieu, toutefois : les Ski Rodt «dunkel» et «hell», deux bières maison paraît-il brassées chez Du Bocq…

La carte est en allemand, mais à bien se rassurer, on prendra volontiers votre commande en français… et en tenue de travesti, semaine de carnaval oblige.

Marie en profite alors pour interpeller le serveur :

— C’est bizarre qu’il n’y ait pas plus de monde dans la région. Avec de telles chutes de neige, il devrait y avoir plus de fréquentation.

— Ach ! Mais les gens sont partis en France. C’est si rare quand ça arrive ici.

Une cliente surenchérit.

— Nous, on revient de Botrange. L’enfer ! Des voitures partout. On s’est finalement rabattus ici. Et franchement, c’est pas plus mal… ici

 

«Ici»… Au beau milieu d’une improbable collection de 4.000 bouteilles, verres, cruchons venus d’un peu partout. Des fonds de tonneaux plaqués sur le bar. Des objets pendent même au plafond, soigneusement accrochés le long de cordes arpentant le lieu d’un coin à l’autre.

A force de curiosité et d’attention, le mystère du lieu se dévoila peu à peu : les bouteilles belges, protégées derrière des vitrines, étaient minutieusement classées par provinces, puis par brasseries (parfois par styles de bières) et clairement datées. Et au beau milieu de cette collection prestigieuse, les skieurs mangeaient leur fondue en s’étonnant de ce qu’ils pouvaient déguster une très flamande Sint-Bernardus confins de la Wallonie.

Etre entouré d’une véritable encyclopédie verrière constitue un sentiment que je souhaite à beaucoup de collectionneurs et autres historiens. Certes, les livres offrent une belle mine d’informations. Mais cette sensation de se trouver à quelques centimètres de produits que l’on a recherchés pendant des années, que l’on pourrait enfin se procurer (et pourquoi pas déguster) rien qu’en fracturant la vitre, aucun ouvrage ne pourra jamais nous la fournir. Et celle d’avoir respecté la bouteille tellement convoitée en la laissant disponible pour un futur regard, pourra-t-on jamais la quantifier ?

Un rond-point annonciateur…

Combiné nordique à la belge

Accueil, décor, convivialité

L’«en verre» du décor

Biermuseum – Skihütte
Verkehrsverein “Wald und Tal” Rodt V.o.E.

Rodt, 89A
B-4780 Sankt Vith
Tél. : +32 (0)80 22 63 01
Tél. : +32 (0)80 22 64 17
Fax: +32 (0)80 22 95 62
www.biermuseum.be

Le Biermuseum de Rodt est accessible au public durant les périodes suivantes :- Juillet-Août : tous les jours de 10:00 à 18:00.
– Vacances de Pâques et Noël : tous les jours de 10:00 à 18:00.
– Vacances de Carnaval et de Toussaint : tous les jours de 10:00 à 18:00.
– Hors saison : samedi, dimanche et jours fériés de 09:00 à 18:00.

Öffnung… bref : Heures d’ouverture

Haarlem Beer Trotter: récit d’un voyage à Haarlem et La Haye (Pays-Bas)

Impressions suite à un petit séjour dans deux villes de Hollande : La Haye et Haarlem. Deux villes, deux regards différents sur la bière…

 

HAARLEM ou la fierté historique

Avant d’être un quartier New-Yorkais, Haarlem est une charmante ville située à une vingtaine de kilomètres à l’ouest d’Amsterdam. Le peintre Frans HALS y vécut et y mourut octogénaire, dans un hospice devenu aujourd’hui le « Frans Hals Museum ».

Une visite de ce musée fait prendre conscience de l’Histoire brassicole d’Haarlem. Vers le 15ème siècle, le brassage constituait l’activité principale de la ville. Pour preuve, de nombreux et riches brasseurs d’autrefois figurent sur les portraits peints par Frans HALS. Sur le plan de la ville, on repère la Brouwerskade, la Brouwerskade ou encore la Brouwershofje. Autrefois, les « hofjes » étaient des endroits destinés à accueillir les plus démunis. La Brouwershofje fut fondée par la guilde des brasseurs en 1472. (photo: Brouwershofje à Haarlem)

Pour rendre hommage à ce prestigieux passé, certaines personnes motivées ont souhaité relancer des bières. Ainsi sont apparues les Jopen! Merci à Jef qui m’a fait connaître l’existence de ces bières grâce au forum de bierebel !

Sur place, après quelques vérifications, un premier constat s’impose : les Jopen sont brassées dans le sud du pays, à la brasserie De Halve Maan à Hulst… Petite déception, mais courte, car découvrir les Jopen dans un « café brun » bordant le cœur historique de Haarlem demeure un vrai plaisir !

 

Jopen Hoppenbier : bière blonde maltée (recette de 1502). Vol. alcool : 6,8%.

 

 

Jopen Koyt : bière rouge-brune (recette de 1407). Vol. alcool : 8,5%.

 

 

Jopen Adriaan : bière blonde (recette de 1407). Vol. alcool : 5%.

 

 

Jopen Stout : un délicieux stout qui se termine par une explosion houblonnée en fin de bouche.

 

Pour brasser ces bières, on fait appel au gruit, une mixture entre différentes épices et plantes. Le gruit était autrefois utilisé, avant que l’emploi du houblon ne se généralise.

Ces bières ont été goûtées au In Den Uiver et au Café KoopsIn Den Uiver est un « café brun » très agréable qui accueille notamment des concerts de jazz. A l’intérieur, on se croirait presque dans un musée de la KLM, la Koninklijke Luchtvaart Maatschappij, la compagnie aérienne néerlandaise, tant les objets à l’effigie de la compagnie (maquettes d’avion, photographies,…) sont abondants.

 

 

In Den Uiver
Riviervismarkt, 13
2011 HJ Haarlem

Tél: 023/532.5599
Fax: 023/571.9166
E-mail: info@indenuiver.nl

http://www.indenuiver.nl

 

 

Café Koops
Damstraat, 4
2011 HA Haarlem

Tél: 023/532.2760

 

LA HAYE ou l’émergence des micro-brasseries

Lorsque j’ai l’occasion d’aller à La Haye (Den Haag), capitale administrative des Pays-Bas, je prends du plaisir à me rendre au Fiddler Brew Pub, établissement situé à quelques pas des artères commerciales de la ville. De simple pub, le « Fiddler » a atteint le statut de micro-brasserie, l’établissement étant également nommé « De Haagse Bierbrouwerij ». Conditionnées dans des cask, leurs bières valent entièrement le détour!

Le Fiddler Stout a une amorce douce, une saveur de café prononcée avec une jolie pointe d’amertume. Vol. alcool : 5,6%.
La Fiddler Pale Ale a un caractère très houblonné, notamment en fin de bouche. Vol. alcool : 4%
La Fiddler Ale, blonde-ambrée, est une bière un peu moins houblonnée que la Pale Ale, dans laquelle on retrouve cette saveur particulière de biscuit. Vol. alcool : 5 %.

La brasserie propose également deux nouvelles bières : la Kriekenbier, bière brune aux accents malté et fruité, ainsi que la Fiddler Tripel, bière blonde houblonnée de 7,1% de vol. d’alcool. Au printemps, le visiteur peut déguster laFiddler Blond, et en hiver, la Fiddler Tarwebock.

De par l’aménagement de son intérieur et son atmosphère typiquement anglaise, le Fiddler Brew Pub demeure une véritable aubaine pour quiconque voudra découvrir des bières de qualité brassées au sein même d’un pub,… sans devoir nécessairement traverser la Manche !

 

Fiddler Brewpub / Den Haagse Bierbrouwerij
Riviervismarkt, 1
2513 AM Den Haag
Tél: 070/365.1955
E-mail: info@haagsebierbrouwerij.nl

http://www.fiddler.nl

http://www.haagsebierbrouwerij.nl

Toujours à La Haye, à Scheveningen, bourgade située en bord de mer, je vous conseille « Het Brouw Café », micro-brasserie installée près du port. Lors de mon dernier passage, j’avais goûté la Triple, une bière d’une couleur blonde-ambrée avec une couleur blanche crémeuse. Elle a un caractère très épicé, une touche fruitée (orange) et une fin de bouche sèche. Volume d’alcool : 7%. Pour ne pas rester sur ma soif, j’avais aussi dégusté la Frisse Wind, 5,3%, bière à l’accent malté.

L’endroit est souvent très fréquenté, fidèle à l’animation des ports de pêche. La décoration de l’établissement fait honneur aux bières belges vu les nombreuses plaques publicitaires affichées sur les murs. Au fond du café règne une fresque d’Hertog Jan, accompagnés de trois hommes chantant « Hoog het hart, hoog het lied, hoog het bier! » (« Haut le coeur, haut la chanson, haut la bière! »)

Het Brouwcafé
Dr. Lelykade 28,
Scheveningen (Den Haag)
Tél: 070/354.0970
Fax: 070/354.8734
E-mail: hetbrouwcafe@proximedia.nl

http://www.hetbrouwcafe.nl