Bonjour brassicole de Middelkerke

MIDDELKERKE – 30 août 2010

Comment déguster une bonne bière à Middelkerke, tout en découvrant des tavernes agréables à fréquenter? En route dans des lieux brassicoles de cette station balnéaire qui m’est familière et qui selon la légende, a accueilli la première rencontre Bierebel un soir de juin 2003…

 

DEN TOOGOLOOG: de la boucherie au café.

C’est au pied de la Kerkstraat, juste en face de l’église, qu’est situé un établissement qui ravira le dégustateur en quête de bières sortant des sentiers battus.

Accueillant autrefois une boucherie, les lieux abritent aujourd’hui Den Toogeloog, ravissante taverne proposant pas moins de 150 bières. Une fois pénétré dans le sas d’entrée, une petite pièce dotée de quelques tables rondes en bois se présente à vous, suivie d’un élégant bar en bois clair. La taverne se poursuit avec une étroite pièce en enfilade, le tout conclu par une terrasse extérieure. La décoration rend hommage aux bières trappistes, comme le prouvent les plaques en émail fixées aux murs. L’ensemble a été confectionnée avec goût et soin, et l’on n’oublie pas de rappeler l’ancienne activité exercée jadis, grâce à des photos de boucherie et l’exposition de matériel de découpe.


Den Toogoloog à Middelkerke.

Un choix de 150 bières.

Un lieu propice à la dégustation.

L’ancien établi du boucher a laissé place à la bière.

La carte classe les bières selon leur province d’origine, et chaque produit a droit à une description pour aiguiller le client. La sympathique tenancière des lieux nous guidera vers l’inédite Barbe d’Or (brasserie Verhaeghe à Vichte), la rare Cnudde (brasserie Cnudde à Eine), la voisine Pannepeut (Struise Brouwers à Oostvleteren), la récente Smiske (brasserie Smisje à Mater) et les triples Alvinne (brasserie Alvinne à Ingelmunster) et Smisje.

A la recherche d’un cadeau original pour un proche? Den Toogoloog peut vous préparer des colis avec des bières provenant de la carte. A notre droite, trois jeunes cyclistes gantois visiblement exténués reprennent des forces grâce à une Buffalo et emportent quelques bouteilles,… en cas de grosse fringale. Ancienne boucherie oblige, l’établissement propose également de succulents plats de charcuterie, ainsi que de fromage.

Den Toogoloog… Une ambiance amicale et originale, l’idéal pour passer un agréable moment de dégustation autour d’une bonne bière…


Barbe d’Or (Brasserie Verhaeghe à Vichte)

Cnudde (Brasserie Cnudde à Eine)

Smisje Tripel (Brasserie ‘t Smisje à Mater)

Pannepeut (Struise Brouwers à Oostvleteren)

Smiske (Brasserie ‘t Smisje à Mater)

Alvinne Tripel (Brasserie Alvinne à Ingelmunster)

 

 

Den Toogoloog
Kerkstraat, 7
B- 8430 MIDDELKERKE
+32(0)59/31.53.13

http://www.dentoogoloog.be

 

ICEBERG: la taverne qui remporte la Palme.

Nous rejoignons la digue. A quelques mètres du célèbre casino faisant front à la mer, nous pénétrons dans l’Iceberg, taverne typique et chaleureuse de Middelkerke. Au premier coup d’oeil, le nouveau client reste scotché devant les centaines de chopes en grès qui occupent le pourtour de l’établissement.


L’intérieur de l’Iceberg et les centaines de chopes en grès qui l’accompagnent.

L’Iceberg vu depuis la terrasse sur la digue.

Pourquoi la Brasserie Iceberg est-elle l’un de mes établissements favoris? Premièrement, la carte est variée et atteint 100 bières provenant des quatre coins du royaume. Deuxièmement, la qualité du service ne se dément pas: depuis des années, bien que l’endroit soit populaire et très fréquenté, l’amabilité, la rapidité et les rituels de services demeurent toujours au rendez-vous. Le patron, portant sa sempiternelle ceinture gravée d’une inscription ICEBERG, mettra toujours un point d’honneur à servir impeccablement la bière devant vous, dans le verre adéquat, en orientant les inscriptions du verre et de l’étiquette face à vous.

Parmi les quelques bières dégustées, épinglons la Gouden Carolus Hopsinjoor (brasserie Het Anker à Malines), la Boerken ou encore la Slaapmutske Tripel (De Proef à Lochristi).

L’Iceberg étant un lieu populaire, n’hésitez pas à venir boire une rafraîchissante pils, qui porte justement le nom de la taverne.


Gouden Carolus Hopsinjoor (Brasserie Het Anker à Malines)

Slaapmutske Tripel (De Proef à Lochristi)

Boerken (De Proef à Lochristi)

Iceberg Pils

Autre anecdote: l’Iceberg a servi de lieu de tournage pour « Pauline et Paulette », film belge réalisé par Lieven Debrauwer en 2001. Cette production a remporté de nombreuses récompenses, dont le prix du Jury au festival de Cannes en 2001. Sur le mur de fond de l’Iceberg est exposée une affiche du film ainsi qu’une lettre de remerciement du réalisateur, dans laquelle il vante l’hospitalité et la sympathie des tenanciers de la taverne.

 

Brasserie Iceberg
Zeedijk, 132
B- 8430 MIDDELKERKE
+32(0)59/30.48.79

 

TAVERNE WATOU: pèlerinage pour la Sint-Bernardus.

Il y a quelques années, des vacances à Middelkerke constituaient l’occasion idéale pour partir une matinée en pèlerinage à l’abbaye Saint-Sixte de Westvleteren. Mais, depuis que la bière a été mythifiée et que de strictes règles de commerce ont été établies, nous avons eu tendance à délaisser l’endroit, pour mieux profiter et découvrir d’autres bières qui pour certaines – osons le dire – n’ont rien à envier à une Westvleteren.

Middelkerke dispose justement d’un atout: la Taverne Watou. Sur la digue, en vous rapprochant de Westende, cet établissement propose les bières de Sint-Bernardus, produites à la brasserie Sint-Bernardus à Watou, entre les plants de houblon de la région de Poperinge. Pour rappel, entre 1946 et 1992, en vertu d’un un accord passé avec l’abbaye de Westvleteren, les Sint-Bernardus étaient commercialisées sous le nom de… Sint-Sixtus.

Avec sa grande terrasse et son château gonflable face à la mer, la taverne se veut être un lieu idéal pour passer un bon moment en famille ou entre amis.
A la carte, vous avez la possibilité de déguster au fût la Sint-Bernardus Prior 8 et Sint-Bernardus Tripel. LesAbt 12Watou Tripel et Grottenbier sont bien entendu disponibles en bouteilles.


Taverne Watou à Middelkerke

Vaste terrasse pour un public varié

Sint-Bernardus Tripel et Prior 8 au fût

Sint-Bernardus Abt

 

 

Taverne Watou
Zeedijk, 271
B- 8430 MIDDELKERKE
+32(0)59/31.01.68

http://www.tavernewatou.be

 

BELLE-EPOQUE: le Middelkerke d’antan…

Bien que la carte de la Belle-Epoque demeure conventionnelle (vous pouvez toujours profiter d’une Kwak, d’une Triple Karmeliet, d’une Rodenbach ou d’une De Koninck), déguster une bière devant cet établissement nous plonge dans le Middelkerke d’autrefois.
Sur la digue, la façade de la Belle-Epoque est l’une des dernières d’origine, et constitue donc un témoin de l’époque où le tourisme ne s’était pas encore emparé de la côte belge.

 

Belle-Epoque
Zeedijk, 58
B- 8430 MIDDELKERKE
+32(0)59/31.36.23

http://www.belle-epoque.eu

 

 


Le charme de la Belle-Epoque.

 

ZANDBANK: de la bière entre les crêpes.

Face à la mer, la terrasse du Zandbank (« banc de sable » en néerlandais) est le rendez-vous des gourmands qui apprécient se régaler avec une succulente crêpe ou une gaufre chaude.

Une des particularités de la taverne est de proposer des bières de la brasserie Van Steenberge d’Ertvelde:Zandbank PilsZandbank Blonde et Gulden Zandbank. Selon les dégustateurs, ces bières se rapprocheraient très fort de la Gulden Draak ou de la Piraat.

 

Café Zandbank
Zeedijk, 91A
B- 8430 MIDDELKERKE
+32(0)59/30.15.69

 

VEREECKE: Aphrodite est passée par ici.

Juste en face du Casino, vous ne pourrez éviter cette chocolaterie dans laquelle sont vendues diverses confiseries telles que bonbons, chocolats, biscuits, confitures, produits du terroir, etc.

Au détour d’un rayon, vous pourrez même vous offrir une Phros, la bière de Middelkerke, produite par la brasserie Strubbe d’Ichtegem, située à une vingtaine de kilomètres de la côte.

Selon la mythologie grecque, la déesse Aphrodite serait née grâce à l’écume de la mer” ou “APHROS”. Retirez la première lettre et vous obtenez une bière de haute fermentation, qui selon Michael VERMEREN (LeTaste-Bières Illustrés), est une bière ambrée claire, avec une mousse blanche moyenne et une faible pétillance. Son odeur est maltée et caramélisée, houblonnée avec des notes poivrées. Son goût est légèrement sucré, épicé, pointe de caramel et piquant sur la langue avec une astringeance moyenne en fin de bouche.

 

 

 

Vereecke
Leopoldlaan, 59
B- 8430 MIDDELKERKE
+32(0)59/30.06.51

http://www.fijnproeverspakketten.be/

 

Charleroi ou la Tournée des Grands Ducs

Article de G. Salvaggio, photos de P. Lebrun

Les personnes qui évoquent la région de Charleroi renvoient sans cesse, à tort ou à raison, l’image négative d’un ciel aigri par les usines du Pays Noir, un taux de chômage élevé et une insécurité latente. Et côté brassicole, rien de très positif, non plus. De prestigieuses fabriques de bières telles que la Brasserie des Alliés, la Brasserie de l’Union ou la Brasserie Poncelet ne font en effet plus, depuis longtemps, la joie des consommateurs. Quant aux cafés, on a souvent en tête l’image de lieux de seule beuverie, qui aimeraient à se voir appeler assommoirs, boui-bouis, poivriers ou lupanars. Refusant cette seule image obscurantiste, c’est donc avec Pierrot, ma connaissance des lieux et quelques recommandations de Mickey, que nous décidâmes, en une journée montre en main, d’explorer des lieux pour y boire… qui en valent la peine.

 

Un relais au Ravel

Nous entamons notre parcours par une curiosité campagnarde du Nord de Charleroi bien méconnue du grand public. Unique en son genre, le Relais du Ravel, géré sur le mode de l’Economie Sociale, occupe en effet, en étroite collaboration avec l’ASBL Faim et Froid, les locaux de l’ancienne gare de Gilly-Allet, sur le tronçon de l’ancienne ligne ferroviaire 119, entretemps devenue un RAVEL reliant Roux à Châtelet.

Ici, pas de carte majestueuse de bières spéciales, mais une ambiance champêtre qui donnerait, à celui qui s’arrête au relais, l’envie d’y rester toute la journée. Nous pûmes tout de même déguster une très hollandaise Trappe Tripel, servie dans un pot de grès et accompagnée de quelques cubes de fromages. Pour les amateurs de trappistes belges, possibilité d’Orval et de Chimay. Les amateurs de restauration peuvent également se rendre sur place les mercredi et dimanche midi, sur réservation uniquement via le +32(0)71/41.81.64.

Possibilité de consulter Internet et de bénéficier d’un atelier de réparation… vélo.

Le Relais du Ravel, Rue de la Station 104, B-6060 GILLY.

 

Petit tour à la Ville Haute

Le nord de Charleroi regorge d’endroits parfois inattendus, comme le Royal Nord (Avenue de Waterloo, 71), déclaré par Inbev comme le meilleur débiteur de Jupiler au fût de Belgique, ou le célèbre café-concert L’Echo des Chavannes (Rue des Chavannes, 3), rendez-vous incontournable des bikers et refaiseurs du monde. C’est toutefois vers trois établissements promouvant la bière spéciale que nous nous rendîmes pour des souvenirs aussi longs que ne furent nos visites… éclair.

Les Templiers (Place du Manège, 7)

L’établissement le plus «taverne» de la journée est bien connu des guides touristiques, non seulement pour son allure résolument moyenâgeuse, mais également pour sa jolie carte de bières spéciales, présentées par province (cas unique à notre connaissance), parmi lesquelles huit, tout de même, sont disponibles au fût : Chimay Triple, Diekirch, Löwenbrau Heller Bock, Scotch Gordon, Guiness Draught Stout, Rodenbach, Maredsous Blonde et… bière du mois.

Ici, le midi, on y vient pour manger sur le pouce, en se délectant, parmi un choix de 42 bières, d’une Hopus, Quintine ou autre Diekirch Grand Cru. A ce sujet, Pierrot et moi jetâmes notre dévolu sur une Grisette Blanche au fût… la bière du mois, somme toutes.

 

Au Beffroi (Rue du Dauphin, 15)

Que les adresses ne nous trompent pas : bien que situé dans une rue à l’intitulé différent, le Beffroi est pile le voisin mitoyen des Templiers.

A première vue, aucune comparaison possible. Le Beffroi, sis face au monument du même nom, évoque plutôt un «bistrot» des plus classiques, dans lequel on vient boire un petit coup en regardant la TV pour prendre des nouvelles des Zèbres, chaleureux surnom octroyé aux joueurs du club de football carolo, toujours membre de la Première Division. Quelques photos du temps jadis rappellent les exploits de ce club et de celui de l’Olympic, aujourd’hui localisé en Troisième Division

De ce lieu d’apparence commun, Marc Martini, le tenancier, est parvenu à en faire un lieu faisant la large part aux bières spéciales, sélectionnées par lui et lui seul. De carte, il n’en est pas besoin, puisque le patron a pris la précaution de transformer sa vitrine arrière en étalage à breuvages, sur lequel se côtoient les bouteilles disponibles et leurs verres adéquats.

Au cours de cette visite, il nous fut donné de déguster, fait plus que rarissime à Charleroi, une Mort Subite Oude Gueuze 2008, servie à température (ambiante) de cave. Mais il nous eût été possible de choisir, pourquoi pas, une Tongerlo Prior. Mais les goûts et les couleurs, comme sur un zèbre, ça ne se discute pas.

 

La Cuve à Bières (Boulevard Jacques Bertrand, 68)

Traverser la Place du Manège, c’est se retrouver dans le plus «comptoir» des cafés de la Ville Haute. Le samedi soir, le lieu fait salle comble, mais il est difficile, sur deux tables différentes, d’y retrouver les mêmes bières, tant on pourrait s’y perdre dans le choix, en témoignent les nombreuses publicités murales qui, ici aussi, remplacent tout simplement, entre deux plaques émaillées et sous quelques tonneaux de bois, la carte.

Promu au rang d’Ambassadeur Orval, la Cuve à Bières propose notamment, parmi ses 70 bières, de la Forestinne 75cl et une bière du mois. Notre dévolu fut quant à nous jeté sur une Moinette Brune qui accompagna, très justement, un sandwich acheté… en face. C’est qu’à Charleroi, la convivialité, ce n’est pas qu’un vain mot.

 

Ce tour de la Ville Haute aurait bien mérité d’également nous arrêter, par exemple, à la Maison des Huit Heures (Place Charles II, 23), haut-lieu des rassemblements syndicaux socialistes d’antan, où se sert le Scotch CTS au fût le plus réputé du coin, surtout le dimanche matin, jour de marché. Mais l’heure était déjà venue de nous rendre au sud de la ville.

 

Petit tour à la Ville Basse

Avec la reprise des travaux visant à terminer l’installation du Métro, la bas de la Ville vit, depuis quelques années, une profonde remise en question de son architecture rurale. Même les petites maisons de passe du Quartier Léopold, où il est également possible de s’arrêter pour prendre un verre, finissent par disparaître pour laisser place à des commerces… et au retour d’une fréquentation publique plus accrue des acheteurs.

L’Impasse-Temps Rue de Dampremy, 61

Situé au pied des anciens remparts de la Ville-Basse et à l’embouchure d’un quartier piéton, l’établissement occupe, depuis 1998, l’emplacement d’une ancienne brasserie, de laquelle 4.000 bouteilles vides ont été conservées.

Véritable «bar à cocktails» ayant, dans ce domaine, la seule Cour des Miracles pour concurrent (Place de la Digue, 42), l’Impasse-Temps ne prétend nullement offrir de carte de bières spéciales (preuve en est que Pierrot et moi nous accordâmes un pause digestive en la personne d’un délicieux thé à la menthe marocain). Il offre toutefois une quiétude unique à sa clientèle par la mise à disposition, dans une ambiance cosy, de fauteuils deux places. Premier étage non fumeur, second étage fumeur, troisième étage offrant de nouveau la perspective des vieux remparts sur fond de terrasse nouvellement installée. 25 ans d’existence pour cet endroit particulièrement prisé, y compris par les lycéens.

 

Obligés de délaisser, pour cause de fermeture, le Corto, véritable «caveau» proposant, rue de Montigny 12, 50 bières, 50 rhums et 50 cocktails, nous nous dirigeons vers l’emblématique Padrî la Quille tout en saluant, au passage, le Mille Colonnes, véritable «brasserie» à la française où les serveurs, vêtus de façon très traditionnelle, vous proposeront, à l’entrée du célèbre Passage de la Bourse, un choix relativement honnête de bières, parmi lesquelles la Hopus et la Forestinne.

Padrî la Quille (Rue de Marcinelle, 33)

Hésitant entre les concepts d’«estaminet» et de «resto-brasserie» à la française, La Quille tire son nom du jeu que l’on pratiquait jadis au fond de cet établissement fondé en 1920. Le mur est d’ailleurs nanti d’un ancien jeu de quilles.

Le patron, qui, paraît-il, ressemble quelque peu à Coluche (nous n’avons pas eu le plaisir de l’apercevoir), aime à promouvoir non seulement les bières spéciales (environ 45 à la carte, parmi lesquelles la Forestinne, la Moinette, la Bons Voeux, la Troubouly, l’Authentique Blonde, la Duchesse de Bourgogne ou autre Abbaye de Brogne), mais également la pratique du wallon. Le bistrot a également obtenu le label Ambassadeur d’Orval… un Orval de plus de deux ans se trouve-t-il si facilement dans le coin, ailleurs qu’au Padrî ?

Tandis que Pierrot se délectait d’une Authentique Blonde, je ne pus résister à l’envie d’une Duchesse de Bourgogne qui, du plus profond de son acidité prononcée, put remettre mon estomac d’aplomb pour la suite et la fin de cette longue mais ô combien instructive tournée des grands ducs. C’est qu’il nous allait encore nous falloir quitter la ville pour la campagne…

 

En sortant des sentiers battus

La Guinguette du Pircha (Rue Trévieusart 6, B-6041 GOSSELIES)

Véritable survivante du temps passé, cette «guinguette», qui tire son nom de sa proximité avec le canal Charleroi-Bruxelles, offre aux promeneurs d’un jour le plaisir… d’une gueuze Girardin.

Pari bien osé, mais qui fonctionne parfaitement, si l’on en croit les nombreuses tables hébergeant non seulement les variétés étiquette noire et étiquette blanche du produit (cas unique sur la région de Charleroi), mais également les délicieuses (mais acides) kriek et framboise.

Le dimanche, en été, les gens aiment à se rassembler dehors pour danser sur la piste en ciment spécialement aménagée pour l’occasion, tandis que les enfants profiteront de la petite plaine de jeux ou, pourquoi pas, d’un portion de frites disponibles, non pas à la friterie, mais à la «friture», belgicisme oblige.

Le choix de bières se veut éclectique, et on pourra, ainsi, déguster aussi bien une Forestinne qu’une Battin aux fruits. Nous ne pûmes bien entendu résister au partage d’une Girardin 75cl, plus amère qu’à l’accoutumée… mais c’était une Girardin et pour en trouver une ailleurs, combien de kilomètres n’aurions-nous pas dû effectuer ?

 

La Ruchette (Place des Combattants 8, B-6230 VIESVILLE)

A l’instigation de Mickey qui semblait particulièrement insister sur la visite de cet établissement totalement inconnu de nos services, nous découvrîmes ce très bel endroit, véritable «bar-resto» ayant décidé de miser sur une carte de plus de 80 bières spéciales, pouvant atteindre la centaine selon les arrivages… ou plutôt les prises, puisque c’est le patron en personne qui se charge de la chasse aux précieux produits.

Parmi les nombreuses suggestions, nous retrouvâmes de très nombreuses bières du Hainaut (Bons Voeux, Goliath, Bière de Beloeil,…), de la Brasserie de la Senne, les vieilles brunes Adriaen Brouwer et Duchesse de Bourgogne, ainsi que les trappistes, parmi lesquelles la gamme des Trappe hollandaises (dont la Isid’Or)A noter que la Westvleteren est parfois disponible. Parmi les curiosités, à noter la Chimay servie dans des galopins en grès, la Gueuze Boon et un choix de bières «reposées», dont le prix est majoré de 0.50 €. Petite restauration avec, notamment, un bon choix de fromages d’abbaye.

Petite anecdote : tandis que nous dégustions une Zinnebir et une Taras Boulba, les poissons rouges semblaient, quant à eux parfaitement se complaire dans un verre à Gauloise de 1 litre… plein d’eau

 

Retour à la bière promise

En toute honnêteté, le fait d’avoir été confrontés à un Corto aux portes fermées nous avait quelque peu attristés, raison pour laquelle nous décidâmes de retourner à Charleroi effectuer une nouvelle tentative de visite.

Hélas, le succès ne fut pas plus au rendez-vous, raison pour laquelle nous décidâmes de conclure cette très belle tournée par un retour chez Padrî. Mais après toutes ces tournées, il semblait de plus en plus évident que nos vessies ne tiendraient pas les 400 mètres séparant les deux établissements, raison pour laquelle nous jetâmes notre dévolu sur l’endroit le plus «pub» de la journée : l’Irish Time (Boulevard Tirou 86, B-6000 CHARLEROI). Les toilettes, qu’elles soient belges ou étrangères, ne remplissent-elles finalement pas la même fonction ?

Quoique le lieu ne soit pas essentiellement dédié aux bières belges, nous fûmes assez surpris d’y trouver 13 produits au fût et 14 en bouteilles. Comme quoi, quand le destin se mêle de nos décisions…

Nous tentâmes une Snake irlandaise, ainsi qu’une Pinkie, préparation réalisée à partir de bière et de liqueur de framboise. Rien de comparable, sans doute, avec nos krieks et framboises, mais au fond, l’Irlande n’est-elle que le pays des seules Guinness et Kilkenny ?

 

Ceci n’est peut-être pas une fiction…

Les faits qui vous été rapportés ici constituent le reflet de l’exacte vérité. Toute ressemblance avec des personnages ou des lieux tirés de la réalité n’est en rien fortuite et ne peut entraîner, de la par de tous, qu’une poursuite judicieuse de la recherche d’établissements qui aiment la bière et leur clientèle.

Ceci se passait à Charleroi, pays des assommoirs, boui-bouis, poivriers et autres lupanars

Altérez-vous à Louvain-la-Neuve

Article de G. Salvaggio

Ce lundi 9 août, guidé dans Louvain-la-Neuve, par Mickael Vermeren (Mickey), capitaine de mon âme brassicole, j’ai eu le plaisir de découvrir que la ville dans laquelle j’avais effectué mes études universitaires abrite non seulement des bistrots dédiés au seul plaisir de la beuverie estudiantine, mais également un établissement à la toute particulière vocation de café-citoyen : l’Altérez-Vous.

Niché face à la célèbre Crêperie Bretonne (elle-même célèbre pour sa carte de bières spéciales particulièrement diversifiée) et à la microbrasserie Le Brasse-Temps (succursale de Dubuisson), l’Altérez-Vous pourrait se définir, selon François, le tenancier, comme un café-épicerie citoyen promouvant non la défense des produits artisanaux belges (en témoigne la carte de bières particulièrement ciblée), mais également des productions émanant, d’une part, du Commerce Equitable et, d’autre part, d’entreprises soucieuses du respect de l’écologie. Deux pages rappellent ce projet aux clients.

Mais oserait-on parler de «clients» ? Pas ici. De débats en conférences, de concerts en soirées culturelles, de spectacles en ateliers créatifs, tout est pensé pour que toute personne fréquentant l’établissement puisse, précisément, devenir partie prenante d’un projet citoyen : celui de la responsabilité sociale. Le fait que le tout soit organisé sous forme d’une Société Coopérative à finalité sociale, portée par 20 bénévoles, s’inscrit également dans cette logique, clairement rappelée sur le site web d’Altérez-Vous :

 

«Le projet Altérez-vous entend œuvrer à l’amélioration des conditions de vie de l’Homme et à la protection de l’environnement au sein duquel ce dernier évolue. Nous avons privilégié l’activité d’un café citoyen afin de réaliser un mélange équilibré de convivialité, d’échange et de réflexion». 

 

Outre une petite restauration bien pensée et la possibilité d’acheter des produits équitables à emporter, l’endroit propose non seulement des cafés, thés et jus de fruits bios et/ou équitables, mais également une très belle carte de bières soigneusement sélectionnés : Dupont, Caracole, Silenrieux, Jessenhofke et Cantillon. Les consommateurs plus classiques pourront toutefois s’orienter vers une trappiste. Quant aux plus hardis, peut-être tenteront-ils une Oxfam, une Monzogo (produites par Huyghe) ou une Maya Bio (de chez Jessenhofke), blonde amère réalisée à base de Seitan, sorte d’amande asiatique riche en protéines. Petite touche finale : la très appréciable Happy Hour qui permettra aux moins fortunés la dégustation d’une bonne bière à prix réduit… Vous avez dit équitable ?

Altérez-Vous
Café-épicerie citoyen.Place des Brabançons, 6A
B-1348 LOUVAIN-LA-NEUVE
+32(0)10.84.40.03 www.alterezvous.be
info@alterezvous.be

Ouvert du Lu au Ve de 10:00 à 00:30
Le Sa de 12:00 à 00:30

 

 

 

Quand marathon rime avec houblon…

BRUXELLES, 21 juillet 2010

La soirée du 20 juillet, veille de notre fête nationale, des énergumènes tout de rose vêtus envahissent les rues de Bruxelles… La raison de cette agitation est l’IBBM, l’Iron Brussels Beer Marathon, qui se déroule pour la cinquième année consécutive.
Mais qu’est-ce donc cet IBBM, que nous désignons souvent comme “Marathon de la Bière”? Sponsorisé par la brasserie Lefèbvre de Quenast, l’IBBM est un événement brassicoleculturel et festif. Sacré programme!
Dans ce reportage, vous découvrirez les aventures brassicoles de notre équipe n°167 qui a participé à ce marathon pas comme les autres. En espérant que ce compte-rendu et ces photos vous donneront l’envie de participer à la prochaine édition.

 

20 juillet, 18h00, Place d’Espagne, à deux pas de la Gare Centrale de Bruxelles.

Pour cette édition 2010, l’IBBM a enregistré 546 participations, autrement dit 273 équipes de deux marathoniens. Les modalités d’inscription sont simples: être âgé d’au moins 18 ans, encoder ses données sur le site Internet de l’événement, verser 30 euros, et venir à Bruxelles le 20 juillet. En vue de garantir un bon déroulement, les organisateurs ont fixé un plafond pour le nombre d’inscriptions. Conseil: ne perdez pas de temps pour vous inscrire!
A 18h00, tous les marathoniens ont rendez-vous au pied des statues de Don Quichotte et Sancho Panza. Chaque équipe reçoit son pack IBBM contenant tout le matériel nécessaire, notamment un road-book, un quiz, divers gadgets, etc. Un élément nous saute aux yeux: les rouages de l’organisation sont parfaitement huilés.
A 18h30, Xavier PIERRET, l’un des organisateurs, prend la parole au mégaphone: il prononce un mot convivial de bienvenue, émet les consignes et les objectifs. Le but du marathon est de parcourir un circuit de dix cafés dans le centre-ville. A chaque étape, les marathoniens dégustent une bière. A titre d’information, le montant de participation à l’IBBM comprend les dix dégustations, une frite (!), les t-shirts, le pack, et l’accès gratuit à une after-party. Outre les visites de cafés et les dégustations, l’IBBM comprend également un quiz et des épreuves ludiques.
A 18h45, après une éclatante photo de groupe, le signal départ est lancé! Une masse rose s’empart de la ville. Prêt à nous emboîter le pas? Suivez-nous!

 


Les Marathoniens sur la ligne de départ.
 

The Backpacker Bar (Rue du Saint-Esprit, 2)

Cette première visite constitue une belle découverte. Située à un jet de pierres de la gare de Bruxelles-Chapelle, nous pénétrons dans une auberge de jeunesse. Au sous-sol, nous découvrons un bar orné de différentes plaques métalliques publicitaires. Une piste de danse jouxte le bar, du bon rock sort des amplis, un karaoke est branché, l’endroit est idéal pour déguster et faire la fête. Au bar, la serveuse nous offre une Hopus, dernière belle réussite de la brasserie Lefèbvre. Entre marathoniens, on fait déjà connaissance, on cogne les verres… et l’on sent que c’est bien parti!

 


Première halte: une Hopus au Backpacker Bar.
 

Au Brasseur (Rue des Chapeliers, 9)

Nous quittons la confidentialité du Backpacker Bar et nous nous dirigeons vers le centre-ville, haut lieu du tourisme international. Au pied de cette rue plus communément appelée Rue des Pitas, nous pénétrons Au Brasseur. L’angle du café donne sur la Grand Place et la décoration a un certain cachet authentique. Pour cette deuxième dégustation, place à une Barbar, bière au miel et produit phare de la brasserie Lefèbvre. Nous rencontrons d’autres marathoniens.
“Combien d’étoiles avez-vous déjà trouvées”?
“Tiens, the Backpaker Bar, c’est où?”
“Eh Tommy, content de te voir ici!”.
Tout au long de la soirée, l’ambiance demeure conviviale, et l’entraide omniprésente.
Anecdote: à 100 mètres du café, une équipe parvient à se faire photographier en compagnie d’un certain M.D., un homme politique liégeois en vogue et très atypique dans son genre… Un futur marathonien?
La Barbar est achevée, place au troisième établissement!

 


A quelques pas de la Grand Place, près des odeurs de pitas, une Barbar s’offre à nous.
 

Delirium Café (Impasse de la Fidélité, 4A)

Nous traversons la Grand Place, et nous nous engouffrons dans le dédale de la Rue des Bouchers, célèbre pour ses nombreux restaurants où s’attablent les touristes du monde entier. Gauche, droite, nous sommes au célèbre Delirium Cafe, à côté de Jeanneke Pis, moins connue que son alter ego masculin, mais qui hante bel et bien l’Impasse de la Fidélité. Pour rappel, le Delirium Cafe est cet établissement qui propose plus de 2000 bières. En 2004, le café est entré dans le livre Guinness Book des Records grâce à cette performance. Nous n’échappons pas à une Delirium Tremens, bière de la brasserie Huyghe de Melle.
“Tiens, vous avez trouvé la réponse de la question 8?”
“Vous pouvez nous prendre en photo devant le Delirium?”.
L’invasion et la coopération roses se poursuivent…

 


Fatalement, au Delirium Cafe, nous n’échappons pas à une Delirium Tremens.
 

Estaminet Théâtre royal de Toone (Impasse Sainte Pétronille/Rue du Marché aux Herbes, 66)

Lors du prochain arrêt, nous pénétrons dans l’un des temples du folklore bruxellois: le théâtre de Toone. Situés dans une petite ruelle proche de la Grand Place, les lieux hébergent un célèbre théâtre de marionnettes, un musée, mais aussi un estaminet. Sur d’anciennes tables en bois, nous dégustons une Kwak de la brasserie Bosteels, mais sans son célèbre étrier.
“Tiens, tu ne serais pas la copine de Quentin?”
Le monde est petit, mais les gens qui aiment s’amuser finissent toujours par se retrouver. Le hasard fait que nous rencontrons deux amis, Benoit et Vincent, avec qui nous partageons une bière.
Nous sortons de la chaleur de l’estaminet, pour rejoindre le nord…

 


L’estaminet du Théâtre Royal de Toone.
 

Le Cambridge (Rue de Malines, 37)

Non, pas le Nord cher à Dany Boon, mais bien le nord de Bruxelles-Ville. Notre road-book nous indique un café à quelques pas du World Trade Center de Bruxelles. Nous traversons les boulevards Anspach et Adolphe Max, nous nous éloignons du centre-ville est les t-shirts roses ont tendance à disparaître. Avant les gratte-ciels, une rue se présente à main droite. Nous voici rassurés: une bonne cinquantaine de marathoniens festoient joyeusement devant le Cambridge. Ca chante, ça rit, ça boit. Une Blanche de Bruxelles nous est servie au bar, nous nous asseyons et décidons de prendre un peu temps pour répondre à notre questionnaire.
“Les gars, je suis un echt (vrai) d’ici, je peux vous aider?”
Ces paroles émanent de Luc, sympathique quadragénaire qui a de la zwanze à revendre. Luc contribuera à bon nombre de nos réponses, et s’il nous lit, merci à lui pour notre seconde Blanche de Bruxelles.

 


Santé, Luc.
 

Friterie Tabora (Rue de Tabora, 2)

Frites et bières. Très cliché, mais tellement bon et vrai. La marche et les dégustations commencent à nous provoquer un petit creux dans le bas du ventre. Heureusement, les organisateurs de l’IBBM ont tout planifié, et nous rechargeons nos batteries à la Friterie Tabora, établissement que nous vous recommandons. Entre deux frites, un marathonien me confie:
“J’habite depuis deux ans à Bruxelles, et c’est aujourd’hui que je découvre ma ville!”

Le Coq (Rue August Orst, 14)

Nous prenons la direction de la Bourse, vers le quartier très animé de Saint-Gery. Une petite halte au Coq, où nous dégustons une Saint-Feuillien de la brasserie Friart. Notre montre indique 23h00, et l’heure tourne! Selon les consignes, nous devons atteindre le point d’arrivée pour 1h30 au plus tard.
Pendant le trajet, nous en profitons pour gagner des points grâce aux épreuves… Dans la rue, les passants paraissent curieux de cette masse de t-shirts roses. Beaucoup d’entre-eux jouent le jeu, se font photographier avec le masque de l’IBBM et nous aident à répondre aux questions. Encore un bel exemple de convivialité.

 


Sur le Boulevard Anspach, les passants jouent le jeu.
 

Moeder Lambic Fontainas (Place Fontainas, 8-10)

Nous empruntons le boulevard Anspach vers le sud, et arrivons au Moeder Lambic Fontainas, établissement ouvert depuis octobre 2009, à ne pas confondre avec un autre Moeder Lambic, situé sur la commune bruxelloise de Saint-Gilles. On assiste à un attroupement devant le café. Est-ce dû à la présence de l’excellente IV Saison de la brasserie Jandrain-Jandrenouille? Au bar, je rencontre Andy, sympathique barman bien connu dans le milieu des cafés brassicoles de Bruxelles.
“Bonne dégustation, et on se retrouve début septembre pour le Week-End de la Bière sur la Grand’Place “.
Promis!

 


Moeder Lambic Fontainas, ouvert depuis octobre 2009.
 

Poechenellekelder (Rue du Chêne, 5)

La prochaine étape nous conduit tout droit vers l’un des monuments les plus illustres de Bruxelles: le “fameux” Manneken Pis. Nous délaissons l’urineur le plus célèbre du monde pour mieux le retrouver en face… dans un verre de bière. Nous sommes au Poechenellekelder, et nous dégustons une Manneken Pils, nouvelle bière de basse fermentation de la brasserie Lefèbvre. A ce stade avancé du marathon, nous éprouvons du plaisir à boire une bière plus légère et rafraîchissante entre toutes les spéciales.

 


Le magnifique intérieur du Poechenellekelder.
 

Café Bebo (Place Rouppe/Avenue de Stalingrad, 2)

Cap vers le sud de la ville pour découvrir le café Bebo, “je bois” en espagnol. L’établissement jouxte le renommé et étoilé restaurant Comme Chez Soi. Entre deux discussions, nous découvrons que le café Bebo est tenu par la fille de l’ancien célèbre chef du restaurant, Pierre Wynants. Le barman nous sert une Floreffe, bière d’abbaye de la brasserie Lefèbvre. Ultime étape, il est 00h30, le temps commence à presser!

 


Au tour de la Floreffe de passer dans notre gosier.
 

Le Marseillais du Jeu de Balle (Rue Blaes, 163)

Nous débarquons dans le quartier des Marolles, à la Place du Jeu de Balle, célèbre pour ses marchés aux puces quotidiens. Une importante foule s’est déplacée jusqu’ici, et pour cause, depuis 2003, la ville de Bruxelles organise son Bal Populaire. Plus tôt dans la soirée, 15.000 personnes ont assisté au concert du Grand Jojo (on aurait bien dansé sur Chef, un petit verre, on a soif) et lorsque nous arrivons après minuit, Kate Ryan interprète l’une de ses enièmes reprises. L’endroit est bondé, et au Marseillais, certains personnages sont tellement « sympathiques » que la Rodenbach n’aura pas la saveur escomptée. Soit…

 


Le Marseillais du Jeu de Balle.
 

Fuse (Rue Blaes, 208)

Après avoir sillonné Bruxelles du sud au nord, du nord au sud, nous atteignons courageusement l’arrivée. Le rendez-vous est fixé au Fuse, célèbre boîte de nuit du centre-ville. Une bénévole récupère notre questionnaire, une équipe s’occupe de décharger les cartes mémoire des appareils photos: encore un exemple d’organisation.
Pendant la soirée, nous retrouvons des marathoniens rencontrés en cours de route, et des potes venus pour l’occasion: une soirée mémorable s’annonce!
Nous quittons la soirée très tard. Tant pis, nous ratons les croissants prévus pour les irréductibles restés jusqu’aux petites heures.

 


Une after-party au goût houblonné.
 

Pour la petite histoire, notre équipe n°167 terminera à la 119ème place du classement général du Marathon. Peu importe la performance, notre premier IBBM a constitué un événement haut en couleurs, qui résume à lui seul les valeurs véhiculées par la bière.

Merci aux organisateurs, aux bénévoles, aux cafetiers, aux marathoniens, à toutes les personnes rencontrées,… et à l’année prochaine!

 

Visitez le site officiel de l’IBBM
http://www.ibbm.be