Pierre Lebrun

A propos Pierre Lebrun

Pierre (Pierrot) s'est toujours intéressé au patrimoine brassicole de son pays. A l'aube de sa majorité, en 2001, sa passion pour la bière le conduit à fonder Bierebel.com en compagnie de son frère cadet. Le site permet à Pierre de développer de nouvelles connaissances, de côtoyer le milieu brassicole (visites, festivals...), et surtout, d'informer et de réunir de nombreux amateurs de bières. Depuis 2013, il est également actif dans le Slow Beer Club.

15ème WEBS: Bierebel à l’action!

Bien que Sohier soit habité par une petite centaine d’âmes, force est de constater qu’un intense dynamisme anime ce petit village situé près de Wellin ! Du 22 au 24 février, Sohier a vécu au rythme de son WEBS, son Week-End des Bières Spéciales. Pour bon nombre d’amateurs de bières, le WEBS marque en beauté l’ouverture d’une intense période au cours de laquelle notre pays voit fleurir sur son territoire de nombreux événements brassicoles.

A l’occasion de cette quinzième édition, les organisateurs avaient concocté une carte incluant 136 bières provenant en majorité de Belgique. 136 bières, chacune servie dans le verre adéquat, dans l’un des deux bars, l’un pour les bières portant un numéro de 1 jusque 68, l’autre de 69 à 136.

Chaque année, – Bierebel en avait déjà parlé à deux reprises, en 2004 et 2007 – , une grande convivialité règne parmi les visiteurs du Week-End des Bières Spéciales. Habitants de la région, Belges issus des quatre coins du Royaume, voisins Français dont une famille répondant au nom de… Sohier, Néerlandais, Anglais, Italiens, Américains et Australiens ont parcouru des kilomètres chacun à leur manière en vue de profiter des charmes brassicoles que procure le petit village durant tout le week-end !

Pour Bierebel, cette édition 2008 du WEBS demeurera un souvenir unique dans nos « mémoires de bières ». Suite à l’aimable invitation de l’organisateur Jean LEONET, notre site s’est joint aux festivités durant quasiment la totalité de l’événement afin d’assurer des animations.

Auprès de notre stand situé sur la scène principale, les festivaliers ont eu le loisir de participer à desconcours de dégustations répartis sur des séances d’une durée de deux heures : « nouveauté du festival », « bière fruitée », « bière d’abbaye/trappiste » et « bière de la province de Luxembourg ». L’objectif était de s’initier à la pratique de la dégustation et découvrir l’identité d’une bière. Et à la clé ? Grâce aux talents de dégustateurs de certains participants, mais aussi avec des indices diffusés par notre talentueux speaker, quatre lauréats sont repartis du WEBS avec un magnifique panier comprenant un joli assortiment de bières qui procurera assurément du plaisir une fois de retour à la maison !

Notre équipe a aussi profité de l’événement pour développer un pôle pédagogique en proposant aux visiteurs des jeux de société gratuits pour tester leurs connaissances sur la bière. Ainsi naquirent les ludiques « Mémory-Bières »« Familles de Bières » et « Bièrestorming » !

Merci à l’équipe du WEBS d’avoir convié Bierebel au cœur de l’événement !

 


Bierebel est à l’honneur dans le programme du WEBS!
 

 


Jef (aka Giuseppe SALVAGGIO) s’est chargé avec brio de l’animation au micro pendant tout le week-end. D’entrée de jeu, il présente Bierebel et les concours de dégustations aux visiteurs du WEBS.
 

 


Une carte de 136 bières…
 

 


… pour contenter les nombreux visiteurs!
 

 


Le samedi après-midi, une bourse tégestophile est organisée dans un chapiteau dressé à côté de la salle principale.
 

 


Philippe GOLINVAUX (BGV Forestinne) entouré des organisateurs du WEBS. La bonne humeur est au rendez-vous!
 

 


Mickey (aka Michael VERMEREN, Petit Mickey Illustré, BGV Forestinne) se charge du concours de dégustation. Les bières sont servies dans des verres noirs, derrière un paravent.
 

 


Après l’effort, le réconfort. Dégustations dans la bonne humeur sur les tables de notre stand.
 

 


Philippe GOLINVAUX aux commandes du concours de dégustation. Merci à la brasserie Chimay pour le support logistique.
 

 


Au terme du week-end, Jean Léonet, organisateur du WEBS, remercie publiquement Bierebel par le biais de son animateur-rallye, Jef.
 

 


Bierebel dit merci au WEBS, et à bientôt! De gauche à droite: Jef (aka Giuseppe SALVAGGIO), Pierrot (aka Pierre LEBRUN), Marie, Pompon, Francis, P.-H. LEBRUN), Afro (aka Arnaud COENEN) et Chevalier du malt (Philippe GOLINVAUX). Un grand merci également à Thierry et Sloeber pour les coups de mains donnés pendant le week-end!

Interview: Nicole Darchambeau

L’après-midi du 12 novembre 2007 était ensoleillée et fraîche. J’ai pris la route du Brabant Wallon, destination Limelette. Mon intention n’était pas de suivre une cure dans la station thermale tout proche… Et encore moins de fréquenter une station brassicole !

L’objectif de ma visite était de rencontrer une dame bien connue du monde de la bière. Depuis 1994, Nicole DARCHAMBEAU a publié pas moins de six cents recettes à la bière, réparties dans différents ouvrages qu’elle publie grâce à sa propre maison d’édition, les Editions Les Capucines. Son travail ? Avant tout « une histoire de rencontres »! Partons justement à la rencontre de cette sympathique personne, riche en anecdotes sur son métier et ses ouvrages !

Pierre LEBRUN : Nicole DARCHAMBEAU, d’où provient votre passion pour la cuisine ?

Nicole DARCHAMBEAU : J’ai toujours été passionnée par la gastronomie depuis que je suis enfant. Mon père fabriquait du matériel pour la boulangerie et pâtisserie. On a beaucoup voyagé, nous avons fréquenté beaucoup de restaurants ce qui a éduqué mon goût. Quand mon père voyait une pâtisserie, il regardait toujours la vitrine pour voir les formes des gâteaux. De mon côté, j’imaginais ce qu’il y avait dedans, les ingrédients ! J’ai alors commencé à cuisinier, surtout par la pâtisserie. J’ai commencé à regarder les émissions culinaires. A l’époque, il y avait celle de Raymond OLIVER, et puis il y a eu Michel OLIVER. Encore aujourd’hui, je regarde de telles émissions un peu comme un feuilleton ! J’ai donc toujours cuisiné et ça s’est toujours accentué.

P.L. : Est arrivée ensuite la bière…

N.D. : J’avais toujours un peu cuisiné à la bière et j’avais d’ailleurs gagné un prix au Salon de l’Alimentation à Bruxelles avec une recette à la bière. Par la suite, j’ai fait de l’artisanat, notamment de la tapisserie de haute lisse. J’ai exposé plusieurs fois au Château d’Enghien… Et le vernissage se faisait avec de la Double Enghien ! Et en dégustant mon verre, je me suis dit « tiens, pourquoi ne ferais-je pas un livre de recettes à la bière ? » Nous avons alors décidé de visiter les brasseries, nous avons rencontré des gens, j’ai écrit un livre. J’avais dit que je n’en ferais qu’un, mais je continue ! Mon premier livre a été « La bière ça se mange » publié en 1994. Aujourd’hui, il en est à sa troisième édition.

 

 

P.L. : Vous avez fondé votre propre maison d’édition, les Editions Les Capucines. Pour quelle raison ?

N.D. : A l’époque où j’ai écrit mon premier livre, je cherchais un éditeur. J’ai fait le tour du monde de l’édition mais il s’est avéré que le milieu était plutôt difficile… J’ai donc décidé de créer ma propre maison d’édition. Je suis donc libre, je peux travailler avec qui je souhaite, et à mon rythme.

P.L : Soulignons que dans votre bibliographie, on ne parle pas uniquement des bières.

N.D. : En effet, j’écris aussi des livres sur les fruits, les légumes, les champignons,… Il existe aussi « Marmichef », destiné aux enfants. Il s’agit d’une série véritablement « home-made ». Par exemple, je relie moi-même les ouvrages de cette série, j’ai suivi des cours de reliure pour y parvenir. Quant aux illustrations, ma fille étant infographiste, elle m’a donné un coup de main !

P.L : Comment distribuez-vous vos livres ?

N.D. : Ils sont disponibles dans plusieurs magasins, comme la FNAC, certaines librairies. Mes livres sont également disponibles dans des musées comme l’Hôpital Notre-Dame à la Rose de Lessines, la brasserie Cantillon à Anderlecht,… Je me déplace aussi dans divers événements tels que salons, marchés et foires. Sinon, je vends surtout par correspondance. Par exemple, lorsque sort un article de journal, des gens me contactent pour commander mes livres. C’est chouette car j’ai des contacts avec mes lecteurs.

P.L : Justement, vos lecteurs, obtenez-vous souvent des retours de leur part ?

N.D. : Il y a des personnes qui achètent systématiquement tous mes bouquins. J’ai comme un fan-club ! Je ne considère jamais mes recettes comme figées. J’apprécie qu’elles se modifient, qu’elles soient en constante évolution ! Les retours des lecteurs sont idéals à ce point de vue !

P.L : Au total, vous avez réalisé 600 recettes à la bière, un fameux travail !

N.D. : Il existe aussi d’autres recettes qui ne sont pas à base de bière. Le plus difficile, disons, c’est de ne pas pouvoir reproduire exactement une recette que vous aviez créée autrefois… J’invente chacune de mes recettes et les expérimente. Pour le reste, l’inspiration est toujours présente et me pousse à créer encore des nouveautés !

P.L : Quelle est votre « philosophie culinaire » ?

N.D. : Avant tout, je veux que la convivialité demeure dans mes recettes ! Je retrouve cet aspect lorsque je les teste à domicile ! Je tiens également compte de l’aspect diététique, je veille à ce qu’il n’y ait pas trop de matières grasses. Enfin, j’apprécie cuisiner à la bière car c’est une boisson qui offre énormément de saveurs très riches et différentes!

P.L : Comment inventez-vous une recette ?

N.D. : Il y a l’inspiration… Je suis un peu comme une peintre. J’ai avec moi une palette de saveurs. Et le principe est de pouvoir manier cette palette et d’associer harmonieusement les saveurs…

P.L. : Si vous deviez donner un conseil à une personne qui veut se lancer, ou se perfectionner dans la cuisine à la bière, que lui diriez-vous ?

N.D. : L’amertume doit être bien maîtrisée ! Par exemple, pour l’Orval, bière amère, ce n’est pas toujours évident de cuisiner car il faut bien calculer. Par contre, on rencontre moins de difficultés avec une Chimay ou une Rochefort…

P.L. : Et si l’on opte pour une Cantillon ?

N.D. : C’est très facile avec de telles bières ! Les gueuzes sont idéales pour la digestion. En plus, elles procurent une « bonne faim » après que nous les ayons consommées !

P.L. : Parmi vos recettes, quelle est votre préférée ?

N.D. : Assurément, un sabayon ! Un sabayon car dans mes livres, il se conjugue en plusieurs préparations…

P.L : Vous avez écrit deux livres originaux : « Bon appétit Julos » et « Bière et Délices ». Pouvez-vous nous en parler ?

N.D. : Le bon appétit s’adresse bien entendu à Julos BEAUCARNE, le constructeur de pagodes. Un soir, j’ai assisté à l’un de ses spectacles. On y dégustait la Bière des Pagodes, brassée à la brasserie de Silenrieux. Ce fut l’occasion de rencontrer Julos et de proposer un projet d’écriture… Le résultat est un livre de recettes à la Bière des Pagodes, entrecoupé de textes de Julos BEAUCARNE que j’ai sélectionnés. « Bière et Délices » évoque l’Hôpital Notre-Dame à la Rose de Lessines, magnifique lieu que j’apprécie énormément. Il faut souligner qu’au sein de cet endroit, de superbes collections y sont conservées depuis le début ! Je connaissais depuis un bon bout de temps l’équipe qui travaillait en faveur de l’Hôpital. Une superbe équipe qui a réalisé un travail fantastique et bénévole! La brasserie Dupont de Tourpes brasse l’Helkiase en l’honneur de l’Hôpital. A l’origine, l’Helkiase était un remède à base de mercure utilisé par les sœurs. Tous ces éléments m’ont procuré l’envie d’écrire ce livre.

Avant tout, mon travail est une histoire de rencontres, ce qui me plaît beaucoup dans mon métier. C’est aussi le cas pour « Le temps des cerises chez Cantillon » qui a germé dans mon esprit suite à la rencontre de Jean-Pierre VAN ROY, maître-brasseur chez Cantillon.

 

P.L : Quelle est votre opinion sur la cuisine à la bière ? Est-ce ancré dans nos coutumes en Belgique ?

N.D. : Non, pas vraiment, hélas ! Par contre, dans le Nord de la France, je constate qu’une tradition culinaire brassicole de qualité est bien implantée !

P.L. Quels sont vos projets pour l’avenir ?

N.D. : On peut s’attendre à un livre de recettes à la Trappiste de Chimay. Je souhaite que ces recettes se situent entre les aspects luxueux et festif.

P.L. : Nicole DARCHAMBEAU, un tout grand merci d’avoir accordé cet interview à Bierebel ! Après la présentation de vos ouvrages, accepteriez-vous de faire partager l’une de vos recettes à nos lecteurs/visiteurs ?

N.D. : Je vous en prie ! Voici un magret de canard aux champignons à la Saison de Silly !

Bibliographie brassicole de Nicole DARCHAMBEAU. L’ensemble des livres sont édites par les Editions Les Capucines

– La Bière ça se mange, (3 éditions) 1994, 1997, 2003
– Saveurs d’Orval, 1994
– La Gueuze gourmande, 1995
– Délices de la brasserie de Silly, 1996
– Le temps des cerises chez Cantillon, (2 éditions) 1999, 2005
– Bon appétit Julos, 2002
– Bière & Délices de l’Hôpital Notre-Dame à la Rose, 2004
– Les Trappistes de Rochefort, une cuisine de terroir, 2006.

Coordonnées pour vous procurer les ouvrages

Nicole DARCHAMBEAU
Editions Les Capucines
Avenue des Capucines, 15
1342 LIMELETTE

Tél./Fax : 010/41.13.47

http://web.mac.com/nicole.darchambeau

Magret de canard aux champignons à la Saison de Silly
Marché pour 4 convives
– 40 cl de Saison de Silly
– 4 magrets de canard
– 500 g de champignons de Paris
– 1 oignon
– 3 cuillères à café de poivre vert
– 2 cuillères à café de moutarde forte
– 2 cuillères à soupe de crème épaisse
– sel

• Dans un plat, verser la bière. Y déposer les magrets, côté chair. Mariner pendant 4 heures.
• Nettoyer les champignons, laver à l’eau courante, bien égoutter.
• Éplucher et émincer l’oignon.
• Égoutter les magrets, réserver.
• Dans une sauteuse, verser la marinade. Chauffer, y fondre l’oignon. Ajouter champignons et poivre vert. Cuire à feu vif pendant 10 minutes.
• Saler, incorporer moutarde et crème. Réduire jusqu’à onctuosité. Garder au chaud.
• Griller les magrets, côté peau, pendant 5 minutes à feu vif. Éliminer régulièrement la graisse fondue. Retourner les magrets et poursuivre la cuisson pendant 5 minutes. Servir rosés.
• Ôter la peau des magrets, les trancher et dresser sur le plat de service. Napper de sauce aux champignons.
• Accompagner de pommes de terre persillées et d’une salade verte.

Extrait de
Délices de la Brasserie de Silly, © Editions Les Capucines (Nicole Darchambeau) 1996

Pain, Bière, Fromage à Burdinne

Depuis bien longtement, L’Histoire nous a enseigné que la bière n’est autre que du pain liquide. Quant au fromage, n’est-il pas un aliment étroitement associé à la bière?

A la fin du mois d’août, à Burdinne, petit village situé au Sud de Hannut (province de Liège), les trois aliments sont annuellement réunis sous la coupe d’un événement qui remporte un vif succès, tant du point de vue de la qualité de l’organisation que de l’importante affluence en terme de visiteurs.

Le concept de Burdinne? Proposer un marché de produits du terroir Wallon. Dans une salle située derrière la cour d’une ancienne ferme, fromagers, boulangers et brasseurs sont réunis sous un même joug: promouvoir et vendre leurs produits en s’entretenant directement avec les consommateurs.

Organisé par le Parc Naturel des Vallées de la Burdinnale et de la Mehaigne, « Pain, Bière, Fromage » entretient un caractère très familial. Dans les allées, les familles se promènent, des sachets de commissions tenus dans les différentes mains. On s’arrête aux différents stands, on goûte, on déguste, on discute, on choisit, on décide, on achète!

Du pain au maïs à une bière au miel en repassant par du fromage de chèvre (et encore, l’exemple est classique…), le choix est varié pour le consommateur. Du point de vue des bières, on note la présence des brasseries Friart, Dupont, Grain d’Orge, Sur-les-Bois, Caracole et Forestinne, Chimay, Moortgat (Maredsous), du Bocq, de Malonne, du Flo (lauréate du prix de la meilleure bière de la fête!) et la Wépionnaise.

Outre le marché, « Burdinne » promeut les atouts de la région grâce à un espace touristique moderne et accueillant. Les organisateurs ont également eu la bonne idée de mettre en place un espace éducatif sur l’environnement et quelques activités comme des jeux et des maquillages destinés aux enfants.

 


Un large choix de pains à travers toute la fête!
 

 


Le fromage, ainsi que l’agriculture biologique, ont entièrement leur place à Burdinne.
 

 


Stand de la brasserie de Malonne
 

 


Stand de la brasserie Friart (Saint-Feuillien et Grisette)
 

 


La Wépionnaise, bière à la fraise.
 

 


Stand de la brasserie de Chimay
 

 


Stand de la Forestinne et de la brasserie Caracole
 

 


Grosse affluence le dimanche après-midi!
 

 


La brasserie du Flo, récompensée par un prix lors de l’événement.
 

 


Bienvenue à la brasserie Sur-les-Bois!
 

 


Echange entre le brasseur et les futurs consommateurs de la Botteresse.
 

 


Stand de la brasserie Grain d’Orge d’Hombourg avec les explications de Danielle.
 

 


Joup, Brice et Hervoise de la brasserie Grain d’Orge.
 

 


Jacques aux commandes du stand de la brasserie Dupont, accueillant Wam et son amie.

3ème Fête de la Bière Namuroise à Anseremme

Flash-back d’un an! J’écoute ce cher Chevalier du Malt (Philippe GOLINVAUX) me dire avec enthousiasme et humour: « A Anseremme, j’ai assité à la plus petite fête de la bière de Belgique! ». Loin de constituer un slogan officiel, cette réplique me plaît, et me pousse à en savoir plus! Philippe vient d’assister à la Fête de la Bière Namuroise, édition 2006.

Quelques mois plus tard, j’apprends que la troisième édition de la Fête de la Bière Namuroise se déroulera à Anseremme les 28 et 29 juillet 2007. Cet événement est une initiative des A.D.A, Adorateurs D’Anseremme (rien à voir avec l’Abbaye d’Aulne, donc), un groupe de personnes qui sont attachées à Anseremme, petit village situé à quelques kilomètres en amont de Dinant, connu pour être le confluent de la Lesse et de la Meuse, ainsi que l’arrivée de nombreux touristes ou sportifs qui descendent la Lesse en kayaks depuis Houyet.

Bernard RONDIAT appartient à l’A.D.A. Force est de constater que les organisateurs de cet événement pratiquent un travail de terrain pour promouvoir leur fête. J’ai rencontré Bernard pour la première fois tout à fait par hasard lors d’une visite improvisée chez ce sacré Alain BROOTCOORENS de la brasserie d’Erquelinnes. Bernard habite près de Chapelle-lez-Herlaimont (Hainaut) et il est sentimentalement attaché à Anseremme. Et lorsque l’on veut animer et promouvoir un lieu qu’on affectionne, on n’hésite pas à mettre les moyens! Les week-ends, Bernard est souvent présent dans les différents lieux brassicoles pour distribuer des prospectus de la Fête de la Bière Namuroise.

En rentrant de vacances, j’ai entendu des échos très positifs au sujet de la fête d’Anseremme provenant de mes fidèles acolytes de Bierebel. En voici trois!
Première nouvelle: toutes les bières ont été bues!
Deuxième nouvelle: l’événement se déroule dans un climat très convivial.
Troisième nouvelle: ceux qui avaient assisté à l’édition 2006 remarquent que la fête prend de plus en plus d’ampleur! En conclusion: grand succès pour l’événement!

Et que pouvait-on trouver au menu de cette édition 2007? Avant tout, une quarantaine de bières Namuroises étaient proposées! Un bel échantillon grâce auquel les Namurois peuvent prendre conscience de la richesse et de la diversité de leur Province à ce niveau. Le samedi 28 juillet, les tégestophiles ont eu droit à une bourse d’échanges. Quant au dimanche 29, les amateurs, et volontaires, ont pu participer au concours du plus gros mangeur de tarte aux comcombres! Jugez le courage des participants! Il s’agit d’une tarte qui se déguste (ou dévore, selon l’occasion) chaude, composée d’un fond de pâte à pain, de fromage de chèvre, lardons, crême fraîche, ciboulette, sel, poivre, l’ensemble recouvert de concombres. Impossible de percer les clés de la recette puisque les proportions sont gardées secrètes!

Nostalgique de l’école primaire? Voici un petit problème! Cette année, le gagnant a engouli 7 morceaux de tarte. Sachant qu’une tarte pèse 3 kilos et que les organisateurs prennent une demi-heure pour couper la tarte en 8 morceaux, quelle quantité a avalé le mangeur? (Je suis bon prince, je vous livre la réponse en bas de reportage).

Petit festival, certes! Mais certainement un de ceux où l’ambiance est la plus sympathique et conviviale. Souhaitons aux organisateurs de réitérer de la même façon pour les éditions futures!


Le bar de la fête.
 

 


Juillet pourri? Peut-être… Mais ça n’empêche pas les visiteurs de venir rendre visite à la fête de la Bière Namuroise.
 

 


La carte des bières! Une quarantaine disponible cette année…
 

 


La Godiassoise, bière à la fraise.
 

 


Bernard RONDIAT en compagnie de Philippe GOLINVAUX (Forestinne)
 

 


La voici, la voilà: une portion de tarte aux comcombres! Pour rappel, le vainqueur du concours a englouti 7 parts…
 

 


Le concours est lancé, les courageux participants se lancent dans la « dégustation » de la tarte!
 

 


Ma foi, on dirait que la tarte remporte un vif succès!
 

 


L’équipe des organisateurs qui se tiennent bien…
 

 


… et puis qui se lâchent! Rangée du haut, de g. à dr.: Philippe DUFRENNE, Thierry BONJEAN Rangée du bas, de g. à dr.: Philippe PAQUE, Guy LAMQUET, Martine GOFFIN, Bernard RONDIAT
 

 


Bernard RONDIAT, artisan de la réussite de cette Fête de la Bière Namuroise
 

 


Convivialité autour d’un bon verre pour Bernard RONDIAT, Mickey et Philippe.
 

 


Quant au public, il est venu passer un bon moment en quête de nouvelles saveurs régionales!
 

 

 

 

 

 

 

Réponse du problème
Une tarte = 3kg ou 3000g.
Une portion (1/8 de la tarte) = 3000g / 8 = 375g.
7 morceaux de tarte = 375g X 7 = 2625g

Brasserie de la Thiérache à Momignies: sur les traces de la brasserie Février…

C’est par un jour pluvieux de juillet que je me suis aventuré à découvrir ce qu’était autrefois la brasserie Février de Momignies.

Un petit coup d’œil dans le rétroviseur s’impose! L’histoire débute en 1825 lorsqu’Aristide FEVRIER crée une brasserie dans le petit village de Momignies, situé à deux pas de la frontière française, à une quinzaine de kilomètres d’une ville hôte d’une bière mondialement connue, Chimay.

Au fil des décennies, la brasserie abreuva la région grâce à une bière de table blonde légère, la « Février ». Avec le recul, on peut estimer que la chance a été du côté de la brasserie lors de certaines périodes difficiles de notre Histoire contemporaine. Pendant les guerres mondiales, le matériel fut conservé par l’armée Allemande, celle-ci se rendant compte du potentiel présent! Et même si pendant un petit temps, un abattoir fut aménagé par les Allemands, ils délaissèrent rapidement l’activité au profit du brassage, de quoi remonter le moral des troupes.

Dans les années 1980, les brasseurs de l’époque, Albert et Karl FEVRIER, décidèrent de mettre la clé sous le paillasson ce qui signifiait la fin d’une belle histoire de brassage dans le Sud du Hainaut Belge.

Nous voici de retour en 2007! Le samedi 7 juillet, j »apprends qu’une certaine « ouverture de la… Brasserie de la Thiérache » a lieu à Momignies pendant le week-end. Pas un seul moment d’hésitation, le dimanche après-midi, je prends le volant jusqu’à ce village, accompagné de la famille. Et là… laissez-moi vous raconter la suite!

D’entrée de jeu, je me laisse subjuguer par la beauté de la façade de l’ancienne brasserie. En vieilles briques rouges, le bâtiment est haut, imposant et témoin du passé puisque de vieilles pancartes en bois « Brasserie Février » et les dates « 1825-1904 » ornent l’ensemble (la première étant la date de création, la seconde, une année de rénovation dans les travaux).

Dans le sas d’entrée du bâtiment adjacent, nous sommes chaleureusement accueillis par Alain MEGOEUL. Bruxellois d’origine, cet homme sympathique passe ses vacances dans le coin depuis son enfance. Par ailleurs, il est parent avec les propriétaires de l’ancienne brasserie MEGOEUL de Saint-Ghislain. L’homme est profondément passionné, ça se voit, ça s’entend! « Bienvenue à la brasserie de la Thiérache! C’est ici que vous pourrez découvrir l’ancienne brasserie Février » Il nous emmène dans l’imposant bâtiment et avec émerveillement, nous découvrons l’ancien matériel de brassage de la brasserie Février. « Tout ce que vous voyez ici est d’origine, c’est ce qui fait le charme des lieux! »nous raconte Alain MEGOEUL. A l’entrée, nous admirons une belle cuve de brassage, le refroidisseur et une machine à vapeur encore équipe de courroies. Sur la gauche, un passage, et nous accédons à l’imposant générateur qui produit la vapeur pour faire fonctionner la machine. Les anecdotes fusent! Au mur, une pancarte déclare « Toujours actifs les plus vieux BRASSEURS ». « Il s’agit d’une pancarte de l’époque de Karl et Albert FEVRIER, et elle fait clairement référence à leur âge avancé lorsqu’ils brassaient! »

« N’hésitez pas à descendre à la cave! » Allons-y! En sous-sol, nous entrons dans une première salle dotée de deux cuves de fermentation en cuivre et nous accédons ensuite dans une deuxième pièce avec une petite dizaine de cuves de garde. Pour chaque étape, des panneaux didactiques sont affichés afin d’éclairer le visiteur.

« Je vous invite à venir dans notre estaminet après quoi une petite surprise vous attendra! » On continue à se laisser guider par notre hôte! Dans le bâtiment adjacent, un estaminet du style 1900 a été aménagé. L’endroit est agréable, élégamment décoré. Sur les murs de l’estaminet sont affichées une dizaine de reproductions d’étiquettes. « Il s’agit de gouaches! A vrai dire, il s’agit d’une personne qui était chargée de créer des projets pour les étiquettes de bières. Voici certains projets, si vous êtes vigilants, vous pourrez remarquer certains annotations! » Et derrière le bar, nous avons même l’occasion de croiser une charmante ancienne bouteille de Février, d’environ 25 ans d’âge.

Chose promise, chose due! Le temps de déguster une bière, Alain MEGOEUL nous emmène pour la surprise. Il nous conduit dans une pièce équipée d’une télévision et de deux bancs. Et là, c’est l’émerveillement… et l’émotion. Pendant 20 minutes, un DVD nous est projeté… Devant nos yeux, la brasserie prend vie… Les courroies tournent, les vapeurs s’évaporent, Karl et Albert FEVRIER reprennent vie, discutent et mettent toute leur force en commun pour faire tourner la brasserie. Nous découvrons l’âme des objets découverts une petite demi-heure auparavant. En réalité, il s’agit en d’un film-documentaire produit par la RTBF en 1986. L’instant est magique. Et lorsque Albert FEVRIER, le sourire aux lèvres, se tourne vers la caméra et demande « Vous voulez goûter? », on peine à ne pouvoir lui répondre!

Pour l’avenir, l’équipe de la brasserie de la Thiérache a plusieurs projets! Alain MEGOEUL explique:
« Bientôt, nous voudrions que le public puisse accéder à l’ensemble de l’ancienne brasserie. Actuellement, pour des raisons de sécurité, nous ne pouvons pas permettre les visites dans l’étage supérieur de la brasserie. Mais on y travaille! Ensuite, nous souhaiterions créer un circuit de visite au sein de la brasserie. Et enfin, notre plus grand projet est la création d’une micro-brasserie didactique qui fonctionnerait avec des techniques plus modernes! »

On souhaite vivement que ces projets se concrétisent! La démarche de la brasserie de la Thiérache a d’abord été de sauver les bâtiments de l’ancienne brasserie. C’est chose faite même si de l’avis de Alain MEGOEUL, il reste du pain sur la planche. Et aussi, l’objectif est de rendre un hommage vivant et authentique à la brasserie Février, belle figure de notre patrimoine brassicole belge. Nous vous invitons à faire le pas et à vous plonger dans cette belle histoire de brasserie, au milieu des anecdotes et des émerveillements!

Brasserie de la Thiérache
Rue de Beauwelz, 40
B- 6590 MOMIGNIES

Tél: +32(0)60/51.25.99
7/7 jours de 14h00 à 19h00 (Juillet-Août)
14h00 à 22h00 (vendredi et samedi).
Internet: http://www.unepetitebiere.be et www.brasseriedelathierache.be

Entrée gratuite (moyennant la consommation d’une boisson à l’estaminet)

 


L’imposante façade de la brasserie Février. Un bâtiment qui aurait pu disparaître, mais qui est resté parmi nous grâce à l’impulsion de passionnés!
 

 


Commentaires et anecdotes en compagnie d’Alain MEGOEUL.
 

 


On aimait l’auto-dérision chez les derniers brasseurs Février! Cette pancarte fait allusion à leur âge avancé lorsqu’ils étaient encore de service à la brasserie.
 

 


La cuve de brassage vous accueille à l’entrée de la brasserie/musée.
 

 


Une magnifique pièce: le refroidisseur
 

 


Le générateur. Il alimentait en vapeur la machine à vapeur, située dans la pièce à côté.
 

 


Vestige prestigieux des lieux: la machine à vapeur encore équipée de ses courroies.
 

 


Traces du passé sur d’anciens casiers: « Brie-Février Momignies ».
 

 


Au sous-sol, l’occasion d’apercevoir deux cuves de fermentation en cuivre.
 

 


Dans la salle suivante, des tanks de garde.
 

 


Bienvenue à l’estaminet, situé dans le bâtiment jouxtant la brasserie. A la carte au moment de l’ouverture des lieux: Trappistes de Chimay (Rouge, Triple, Bleue), Orval, Super des Fagnes (Blonde, Brune, Griottes), Primus, Vieux-Temps, café, eau,…
 

 


Hommage vivant présent dans l’estaminet: une bouteille de « Février » de 25 ans d’âge, bière de table blonde qui était autrefois produite à la brasserie Février de Momignies.